L’ode à l’invasion de Thomas Piketty

Thomas Piketty est un économiste célèbre, auteur du Capital au XXIème siècle et qui fut acclamé en France par la plupart de ceux se réclamant à la fois “de gauche” et “anti-système”, son travail dénonçant l’explosion des inégalités. Il fut aussi largement célebré par les médias américains – ce qui vous l’aurez compris, est un mauvais signe.

Il a commis il y a peu un article, qui fut diffusé en page d’accueil de Le Monde, qui est un appel à une invasion migratoire plus forte encore, avec des explications économiques d’une malhonnêteté profonde.

Le Monde :

Alors que la jeunesse française manifeste contre le chômage et la flexibilité, et que François Hollande vient de renoncer à sa sinistre déchéance de nationalité, les réfugiés s’entassent par dizaines de milliers en Grèce, dans l’attente d’être renvoyés de force en Turquie. Ne nous y trompons pas : ces différentes réalités témoignent du même échec de l’Europe à faire face à la crise économique et à relancer son modèle de création d’emplois, d’intégration et de progrès social.

Ne nous y trompons pas : nous avons là tout les signes qui caractérisent un anti-blanc forcené, trouvant la déchéance de nationalité des terroristes “sinistre” et s’alarmant pour le sort des faux-réfugiés vrais-envahisseurs.

Je n’ai pas la prétention d’être économiste – ce qui ne serait pas bien mieux que de me déclarer voyante – mais Piketty arrive déjà en 3 lignes à enchaîner les mensonges éhontés :

    • L’invasion migratoire n’est pas un problème économique. C’est un problème racial. La seule variable économique importante, c’est la meilleure situation de l’Europe – créée par ses habitants – par rapport au chaos du Tiers-Monde, qui motive les envahisseurs à venir. Or, Piketty argue que le problème est l’échec face à la crise économique : l’argument est donc à contre-sens.
    • Le “modèle d’intégration” de l’Europe n’a jamais fonctionné pour les non-blancs. Il y a une différence raciale indiscutable entre l’italien et l’algérien, ou entre le polonais et le congolais. Parler de “relance” est donc malhonnête, puisque cela n’a jamais démarré, butant sur une impossibilité pratique.
    • L’Europe n’a pas un modèle de “progrès social”. Les pays européens ont adopté des systèmes de redistribution sociale – lesquels ne sont adaptés qu’à un pays homogène ethniquement -, mais la notion de “progrès social” n’est qu’une velléité depuis longtemps. Le progrès social, ou cela, dans les classes paupérisées en nombres croissants ? Dans la cellule familiale assassinée ?

Le plus triste est que l’Europe aurait parfaitement les moyens de se montrer plus accueillante, tout en réduisant le chômage.

Réduire le chômage n’a pour but que de pouvoir accueillir davantage d’envahisseurs non-blancs, apparemment.

Pour s’en convaincre, il n’est pas inutile de faire un détour par les statistiques migratoires (ce qui me permettra également de répondre à certains questions des internautes à la suite de ma chronique “L’Europe devient-elle islamophobe?”).

Dans cette précédente chronique, il exigeait de forcer tout les employeurs à pratiquer des quotas raciaux/religieux.

Précisons d’emblée que les flux migratoires sont difficiles à mesurer, et que les estimations disponibles sont imparfaites. Les meilleures données disponibles au niveau mondial, rassemblées par les Nations Unies dans le cadre des “World Population Prospects” publiés fin 2015, permettent cependant d’établir un certain nombre d’ordres de grandeur.

En regardant ces données, devinez-vous quel va être l’argument de Piketty ?

Regardons ce qu’il raconte :

On constate tout d’abord que le flux migratoire entrant dans l’Union Européenne (net des sorties) était de l’ordre de 1,2 million de personnes par an en moyenne entre 2000 et 2010. Le chiffre peut sembler énorme, mais si on le ramène à une population totale de plus de 500 millions, alors cela ne représente qu’à peine plus de 0,2% par an.

M. Piketty n’étant pas ignare en mathématiques, il sait parfaitement que c’est tout sauf négligeable.

Regardons ce que cela donne 0,2% sur le temps long, dans l’hypothèse la plus optimiste :

graphique-remplacement-dc3a9mographique
Donc 0,2% cela suffit largement pour un génocide efficace ; même si cela se produit sur un temps long.

Mais tout le monde sait bien qu’il ne va pas falloir 300 ans aux envahisseurs pour devenir une majorité. Pour une estimation réaliste, il faut tenir compte des facteurs que j’ai explicitement écarté dans ce graphe, sans même parler ici de l’évident danger du métissage.

Premièrement, Piketty ne parle que du flux net ; or la quasi-totalité des arrivants sont des non-blancs et l’écrasante majorité des émigrés sont des blancs. Dans les chiffres de Piketty, plus il y a de blancs qui s’enfuient, moins les chiffres semblent alarmants, alors que c’est en vérité tout le contraire. J’ai voulu voir si l’ONU donne des chiffres complets, mais ils se bornent à donner des chiffres nets.

En formulant l’hypothèse que 0,05% des blancs partent chaque année, et qu’on a 0,25% d’arrivées non-blanches, voici ce que devient le graphique précédent :

graphique-remplacement-dc3a9mographique-2 (1)
Le remplacement est déjà plus franc et rapide.

Et à cela il faut encore ajouter deux facteurs extrêmements influents, qui expliquent pourquoi en pratique Europe de l’Ouest est actuellement partie pour avoir des majorités non-blanches en moins d’un siècle d’immigration de masse :

      • La différence de natalité. Les arabes et les noirs font plus d’enfants que les blancs, en particulier les immigrés de première génération, mais pas seulement.
      • Une différence de structure démographique. Les masses européennes sont remplies de vieillards alors que c’est beaucoup moins le cas des immigrés. Les pourcentages sur toute la population diluent la réalité beaucoup plus brutale sur les classes d’âge plus jeunes, qui sont celles qui se reproduisent ou vont bientôt se reproduire.

      En tenant compte de ces facteurs, et d’une immigration d’un million de non-blancs par an jusqu’à fin 2019, un professeur allemand a calculé que l’Allemagne serait majoritairement non-blanche d’ici une génération.

      Bien sûr, tout ces scénarios se fondent sur une absence de conflit brutal, ce qui est tout à fait irréaliste, mais cela indique clairement où nous mènent ces politiques migratoires. J’avais réalisé à ce sujet un article fort intéressant sur “la population française en 2060”.

      Reprenons donc ce que nous raconte Piketty :

      A cette époque peu éloignée, l’Union européenne était la région la plus ouverte du monde (le flux migratoire était d’environ 1 million par an aux Etats-Unis), et cela ne posait pas de problème majeur : l’emploi augmentait et le chômage baissait en Europe, tout du moins jusqu’au déclenchement de la crise financière de 2008.

      Cela ne prouve pas que l’invasion migratoire n’avait pas un effet néfaste. Elle pouvait tout à fait avoir déjà un effet négatif, avec des envahisseurs touchant moults allocations, mais qui soit inférieur aux conséquences d’effets positifs.

      C’est cette crise, et surtout les politiques d’austérité calamiteuses suivies en Europe à sa suite, provoquant ainsi une rechute absurde de l’activité en 2011-2013 (voir “2007-2015: une si longue récession”), qui expliquent la montée du chômage et de la xénophobie sur notre continent, avec à la clé une division par trois des flux migratoires : environ 400 000 par an de 2010 à 2015 d’après les Nations Unies.

      La malhonnêteté est ici totale : la diminution de la différence est en large part due à une augmentation de l’émigration.

      Selon eurostat, en 2013 seulement, 532.000 personnes ont émigré d’Espagne, dont 316.000 vers un pays hors-UE. Au total, l’émigration vers des pays hors-UE a concerné plus d’un million de personnes, dont près de 200.000 pour la France.

      Forcément que le solde migratoire est plus faible avec une hémorragie pareille !

      Tout cela au moment même où l’évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient et de la crise des réfugiés aurait au contraire exigé une Europe plus ouverte.

      Et pourquoi pas une Arabie Saoudite plus ouverte ? Pourquoi pas un Israël plus ouvert ? Israël c’est juste à côté de la Syrie pourtant, et il paraît que c’est “la seule démocratie” du Moyen-Orient, non ?

      Les anti-blancs sont toujours très silencieux sur le sujet…

      Paradoxe supplémentaire : les Etats-Unis, qui étaient pourtant à l’origine de la crise de 2008, mais qui ont su faire preuve de souplesse budgétaire pour relancer leur économie à la suite de la crise, ont maintenu un flux migratoire d’environ 1 million de personnes par an entre 2010 et 2015 (tout en demeurant beaucoup plus fermés que l’Europe aux réfugiés syriens, et plus généralement aux populations de confession musulmane).

      Concrètement, la situation économique réelle a continué à se dégrader avec les délocalisations ou l’importation d’immigrés destinés à remplacer des salariés locaux. La banque centrale américaine a créé une bulle monumentale en donnant de la monnaie à tout va aux banques pour investir. L’augmentation du PIB dans le graphique ci-dessous diffusé par Piketty est essentiellement une conséquence de cet endettement.graphique-piketty-2

       

      Si l’on examine la répartition du flux migratoire à l’intérieur de l’Union européenne, on constate là encore les effets de la crise. Si l’on fait la moyenne sur l’ensemble de la période 2000-2015 (près d’un million de migrants par an en moyenne), on observe une répartition relativement équilibrée : chacun des cinq grands pays (Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Espagne) accueille entre 100 000 et 200 000 migrants par an. Mais alors que l’Allemagne était relativement peu ouverte entre 2000 et 2010, elle est passée nettement en tête entre 2010 et 2015, tandis que le flux devenait négatif pour l’Espagne. Au total, sur la période 2000-2015, ce sont l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni qui ont été les plus ouverts, suivis de l’Allemagne et de la France.

      Le flux négatif de l’Espagne, Piketty va peut-être nous expliquer que ce sont des congolais qui rentrent au pays ? Non, parce qu’un peu plus tôt il avait “oublié” que l’émigration fausse totalement son interprétation du solde migratoire.

      Les données des Nations Unies sont incomplètes et ne prennent pas pleinement en compte les entrées de l’année 2015, sur lesquelles on manque encore de recul, mais dont on sait d’ores et déjà qu’elles ont atteint des niveaux extrêmement élevés : un million de réfugiés entrés en Allemagne en une seule année selon le gouvernement allemand, 400 000 demandes d’asile déposées en Allemagne en 2015 selon Eurostat. Ce qui est certain, c’est que ces flux, aussi importants soient-ils, ne sont pas aussi exceptionnels que ce que l’on imagine parfois, en comparaison aux flux migratoires observés entre 2000 et 2010.

      Rendormez-vous les blancs : vous avez déjà subi des niveaux d’invasion super élevés, pourquoi vous soucier que cela puisse continuer !

      La conclusion tombe d’elle-même : si l’Europe, et particulièrement la zone euro, menée par l’Allemagne et la France, suivait une meilleure politique (moratoire sur les dettes publiques, relance économique, investissement dans la formation et les infrastructures, impôt commun sur les grandes sociétés, parlement de la zone euro), alors notre continent aurait parfaitement les moyens de se montrer plus accueillant, et n’aurait pas à se compromettre dans un accord indigne avec la Turquie.

      La conclusion tombe peut-être d’elle-même dans l’esprit de M. Piketty, mais il ne réalise ici aucune sorte de démonstration ; ce n’est pas parce qu’il affirme que sa conclusion est “évidente” qu’elle l’est.

      Il sous-entend que les États-Unis s’en sortent bien avec l’invasion migratoire, et c’est un mensonge fréquemment répandu pour convaincre les français de ne pas réagir. En vérité, que ce soit pour ce qui est de la criminalité ou pour la stabilité sociale, avec plus de 60 millions d’immigrés et enfants d’immigrés. De plus, les immigrés sont à des taux nettement plus élevés dépendants des allocations, s’ils peuvent donc contribuer à augmenter la production totale, ils produisent de manière évidente une diminution de la richesse par habitant.

      Bref : Piketty, nous n’oublierons pas ta corde, sois-en sûr.

Auteur: Blanche

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3 Commentaires sur "L’ode à l’invasion de Thomas Piketty"

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4 avril 2016 0 h 34 min

voila ce que déclare ce Piketty : « Il n’y a pas plus de problème de la dette en Europe, qu’au Japon ou qu’aux Etats-Unis »

un pseudo-économiste du système alors qu’on sait très bien que les USA, europe et japon vont très mal économiquement.

En + le mec est pro-UE et pro-€ alors que cette monnaie tue les pays européens .. homme blanc, tu seras l’esclave des juifs..

Bref, il y’a des prix nobels en économie qui disent que l’€ est une héresie et que la situation des USA/europe est catastrophique

Hermendine
4 avril 2016 9 h 40 min

Bonjour à tous,

En ce qui concerne l’économie, je me permets de vous conseiller d’écouter Mr Olivier Delamarche si vous ne le connaissez pas encore : https://www.youtube.com/watch?v=Vjm9ZyD0eSw

Son analyse est cruellement réaliste. Elle reste cependant “neutre” ou du moins jamais Mr Delamarche ne cite les véritables auteurs des crimes et délits économiques que nous connaissons nous fort bien. Il reste un analyste après tout, et un trés bon, qui ose dire trés exactement où nous en sommes.

téléphobe
4 avril 2016 16 h 52 min

Cette petite socialoperie a vraiment une tête de pute.
Sauf mon respect aux péripapéticiennes ;o)

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