L’accord UE-Turquie a été conclu

Ce n’est pas une bonne nouvelle.

AFP :

L’UE et la Turquie ont conclu un accord inédit et controversé, censé mettre un coup d’arrêt à l’afflux de migrants vers l’Europe, mais dont la mise en oeuvre promet d’être d’une grande complexité.

Concrètement, cela veut dire que tout les pays s’y disant opposés, dont la Hongrie, se sont couchés.

Sa mesure phare, “temporaire et extraordinaire”, prévoit le renvoi vers la Turquie de tous les nouveaux migrants qui arriveront à partir de dimanche sur les îles grecques, y compris les demandeurs d’asile comme les Syriens fuyant la guerre.

“C’est un jour historique”, a déclaré vendredi le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. “Nous avons réalisé aujourd’hui que la Turquie et l’UE avaient la même destinée”.

Dans l’esprit de Davutoglu, cela veut sans doute dire finir sous un califat turc. Erdogan, le président turc, avait dans ses discours souhaité ouvertement restaurer l’empire ottoman.

Alors qu’une crise humanitaire guette en Grèce, où 46.000 migrants sont bloqués dans des conditions épouvantables devant une “Route des Balkans” désormais fermée, la pression était maximale sur les Européens pour trouver enfin une solution.

Débordés par l’arrivée de 1,2 million de migrants l’an dernier, fuyant pour la plupart les guerres en Syrie, en Irak et en Afghanistan, l’UE s’est divisée comme jamais ces derniers mois sur la réponse à apporter.

Ils ne fuyaient rien du tout. De larges parties de ces pays sont en paix ; les pays voisins sont aussi en paix. S’ils ont quitté par exemple la Turquie où ils étaient en sécurité, c’est uniquement pour venir parasiter les européens.

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Certains Etats membres étaient réticents jusqu’au dernier moment, craignant l’illégalité du renvoi de demandeurs d’asile ou rechignant à faire trop de concessions à la Turquie, accusée de dérive autoritaire.

Comme nous le rapportions il y a une dizaine de jours, les judéo-associations de défense des “droits de l’Homme”, et l’ONU, se sont indignés du projet de renvoi automatique des envahisseurs. Qui est doublé, rappelons-le d’un envoi par la Turquie d’un nombre équivalent d’envahisseurs, avec pour principale conséquence une légalisation de l’invasion.

Ils ne se sont pas indignés que les peuples européens reçoivent contre leur gré une immigration massive par contre. Ce n’est apparemment pas un “droit de l’Homme” de décider qui peut venir vivre ou non dans son pays.

“Ce n’est pas un très bon accord, mais on est bien obligé. Personne n’en est fier, mais on n’a pas d’alternative”, a résumé un diplomate européen.

Couler les bateaux des envahisseurs. Les laisser crever de faim. Ou construire des camps de concentration massifs en Grèce et les y parquer. Il y a plein d’autres possibilités.

Le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a estimé vendredi que la manière dont l’accord sera mis en oeuvre serait “cruciale”. “Les réfugiés ont besoin de protection et pas de rejet”, a ajouté l’organisation dans un communiqué.

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Heureusement qu’il y a ces gens pour protéger les droits des envahisseurs !

Des rassemblements en faveur de l’accueil des migrants sont prévus samedi dans plusieurs villes européennes, dont Londres, Vienne et Athènes.

La Commission européenne a assuré que le mécanisme respectait le droit international. Chaque demandeur d’asile qui arrivera sur les côtes grecques à partir de dimanche aura droit à un examen individualisé et le droit de faire appel de la décision de renvoi.

“C’est un travail herculéen qui nous attend”, a reconnu le président de l’exécutif européen Jean-Claude Juncker. Une logistique complexe va en effet devoir être déployée sur les îles grecques en un temps record.

Pour chaque Syrien renvoyé, les Européens se sont engagés à “réinstaller” dans l’UE un autre Syrien depuis la Turquie. Ce dispositif sera plafonné à 72.000 places offertes en Europe.

Ces renvois “commenceront à partir du 4 avril”, a assuré la chancelière allemande Angela Merkel, qui a joué un rôle clé dans la genèse de l’accord.

C’est censé ressembler à une solution ?

Les Européens ont accepté d’accélérer le processus de libéralisation des visas pour les ressortissants turcs, mais en affirmant qu’ils ne transigeraient pas sur les critères à remplir.

Voilà qui est très précis !

Ils ont surmonté les fortes réserves de Chypre pour promettre à la Turquie d’ouvrir un nouveau chapitre (sur les finances et le budget) dans ses négociations d’adhésion à l’UE.

Sur le plan financier, l’UE s’engage à accélérer le versement d’une aide de 3 milliards d’euros, déjà promise à la Turquie pour la prise en charge des 2,7 millions de réfugiés qu’elle accueille. Elle a ouvert la porte à une nouvelle enveloppe du même montant d’ici fin 2018.

Face aux critiques, les Européens ont répété qu’il fallait un signal fort pour “briser le business model des passeurs” en mer Egée, où plus de 460 migrants sont morts noyés depuis le début de l’année.

Depuis le début de l’année, plus de 143.000 personnes sont arrivées en Grèce via la Turquie. A elle seule, la Grèce a vu passer plus d’un million de migrants l’an dernier.

Donc, ce qui compte, ce n’est pas d’arrêter l’invasion, simplement de mettre les passeurs au chômage. Merci l’UE !

La fermeture ces dernières semaines de la “Route des Balkans” a placé ce pays dans une situation intenable. “Ceci est comme un (camp de) Dachau des temps modernes, le résultat de la logique des frontières fermées”, a déploré vendredi le ministre grec de l’Intérieur Panagiotis Kouroublis en visitant Idomeni, à la frontière avec la Macédoine désormais fermée.

En fait, selon la logique des frontières fermées, pas un seul de ces subhumains ne serait entré en Grèce. C’est l’évidence même, mais les anti-blancs sont prêts aux manipulations les plus grossières, aux mensonges les plus éhontés, pour tenter de culpabiliser les européens.

L’UE dit aussi être prête à réagir si un déplacement des routes migratoires, vers la Libye ou la Bulgarie, se concrétisait. Plusieurs milliers de migrants venus de Libye ont été secourus en trois jours dans le sud de la Méditerranée, faisant craindre un nouveau front dans la crise migratoire.

Cette route est davantage affectée par l’hiver ; avec le printemps qui arrive, cela va reprendre de plus belle. On aura probablement droit à de nouveaux titres de la presse sur les “pauvres” noyés, comme on y avait droit l’an dernier.

On rappellera en effet qu’au début du printemps 2015, la presse menait une intense campagne de propagande en faveur de l’invasion migratoire. Des “experts” avaient même expliqué, dans Libé je crois, que la solution à l’invasion était de permettre une immigration légale de tout ceux qui le voudraient depuis le tiers-monde.

Auteur: Blanche

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1 Commentaire sur "L’accord UE-Turquie a été conclu"

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Raiford
19 mars 2016 15 h 44 min

Marché de dupes…
L’Union Européenne s’est déshonorée.

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