Censure télévisuelle en Allemagne contre le parti anti-immigration AfD

L’AfD (dont le nom signifie Alternative pour l’Allemagne) a connu l’été dernier des bouleversements internes le poussant à adopter une ligne politique opposée à l’invasion migratoire. Ce parti initialement anti-UE et qui était en perte de vitesse du fait de ses troubles internes, n’était alors qu’entre 3 et 4 pourcents dans les sondages.

Mais, profitant du fait d’être le seul parti connu qui s’opposait à l’invasion migratoire, il a depuis rapidement cru en popularité. Et intervient désormais cette censure dans le cadre d’élections régionales partielles qui approchent.

RT :

Peter Boudgoust, le directeur de la station de télévision SWR, a annoncé dans un communiqué que sa compagnie avait pris la décision d’exclure « en serrant les dents » le parti après que les autres candidats aient menacé de boycotter tout débat impliquant l’AFD.

Au lieu de cela, seuls les candidats favoris des partis déjà représentés dans les parlements locaux seront autorisés à prendre part aux débats, selon Der Spiegel.

L’article de RT manque un peu de précision : d’autres chaînes sont-elles impliquées, par exemple ? On peut gager que la menace de boycott de débats est générale et qu’il n’y en aura donc pas opposant l’AfD aux autres partis sur quelque chaîne que ce soit.
Les candidats auront peut-être cependant l’occasion de passer quelques temps sur les plateaux de télévision – à faire face aux journalistes qui les attaqueront sans vergogne

Trois Etats allemands, le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie-Palatinat et la Saxe-Anhalt, vont tenir des élections au mois de mars. Aussi, l’AFD devrait récolter un pourcentage non-négligeable de voix en lien avec l’afflux de migrants qui continue outre-Rhin.

Le dernier sondage hebdomadaire INSA/YouGov du 18 janvier lui donne 12,5%. C’est, par rapport aux chiffres que nous évoquions pour l’été dernier, un triplement du soutien et un gain de plus de 8% de l’électorat. Que l’on mesure en absolu ou en relatif, c’est une progression remarquable.
On atteint un seuil où il est possible de forcer le centre-droit et le centre-gauche à une alliance ouverte pour pouvoir gouverner (mais ce serait beaucoup moins remarquable en Allemagne où un tel compromis existe déjà au niveau national, que cela ne le serait en France).

Mais, comme je le faisais remarquer dans mon article du 15 janvier sur l’opinion allemande, si la dynamique est extrêmement favorable, le chemin est encore long d’ici à ce qu’une large part de l’opinion ait compris que les partis allemands “de gouvernement” l’emmènent vers sa perte et qu’il doit être hors de question de les soutenir.

Le principal candidat pour le Bade-Wurtemberg, Jörg Meuthen, a qualifié cette exclusion de « tentative de chantage » par les partis au pouvoir en Allemagne, ajoutant que ces derniers ont une « compréhension étrange de la démocratie ».

Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ; voilà le grand adage des anti-blancs ; étant entendu que les “ennemis de la liberté” sont les horribles blancs qui refusent d’être génocidés par remplacement et métissage !
La judéo-démocratie impose donc le déclenchement d’une procédure d’interdiction du NPD (parti plus fermement national que l’AfD) et n’hésite pas à user de harcélement légal ou des supplétifs antifa contre l’AfD.

Cette controverse intervient alors que la chancelière Angela Merkel voit sa cote de popularité s’effondrer, un sondage paru dans les médias allemands indiquant même que son parti a perdu près de la moitié de ses soutiens depuis le début de la crise des migrants.

RT n’indique là aucune source.

Le sondage INSA/YouGov que je citais plus tôt, le plus favorable pour l’AfD donne dans sa dernière édition 32,5% pour la CDU dans un nouveau plongeon ; mais la perte n’est que d’un quart depuis le début de l’invasion. Les derniers gros sondages menés les 15 et 16 janvier par InfratestDimap ; Forsa et Emnid indiquent la CDU/CSU à 37-38%.
Je serais tentée de croire que ces derniers sondages manipulent la réalité en faveur du parti de Merkel et contre l’AfD ; mais absolument rien n’indique que la CDU/CSU soit passée soudainement à 20% des intentions de vote. Alors peut-être que “soutien” veut dire autre chose, mais on se demande quoi. Tant que les gens sont assez bêtes pour voter CDU, leur opinion intime sur le parti est de peu d’importance.

Malgré ses alliés qui commencent à craindre pour leur place au chaud dans les élections, Merkel a encore réitéré aujourd’hui sa position de non fermeture des frontières, refusant toute remise en cause avant au moins la mi-février et une réunion avec les turcs et une autre avec l’UE ; censée permettre d’endiguer le flux de sauvages.

Auteur: Blanche

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1 Commentaire sur "Censure télévisuelle en Allemagne contre le parti anti-immigration AfD"

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22 janvier 2016 16 h 05 min

On attend la réaction indignée des juifs de l’Union Européenne, qui ne saurait tarder.

(Comme pour la Pologne: L’Union Européenne s’en prend à la Pologne qui souhaite réguler les médias)

SWR = Südwestrundfunk (Radiodiffusion du Sud-Ouest)
Il s’agit du service public audiovisuel pour les Länder de Bade-Wurtemberg et de Rhénanie-Palatinat (c’est à dire pour les Länder où l’AfD se présente à une élection régionale).

Au moins, la télé publique allemande annonce la couleur: ils vont censurer le parti qui ose critiquer (mollement) la politique du Grand Remplacement.

La procédure standard, en Allemagne et ailleurs, consiste à censurer et à vilipender sans que ce soit officiel. Les gens voient bien qu’il y a un problème, mais sans vraiment réaliser que ça suffit à déterminer le résultat des élections.

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