Donald Trump aux juifs républicains : “Vous ne pouvez pas m’acheter”

Trump, candidat à la primaire républicaine pour la présidentielle américaine, est un personnage très intéressant. Charismatique, refusant de se plier aux médias et à chaque demande d’excuse redoublant sur ce qui a provoqué l’ire des censeurs de la pensée ; il a fait naître beaucoup d’espoir en s’engageant notamment à expulser les clandestins du pays (il y a au moins 12 millions de non-blancs clandestins aux Etats-Unis, possiblement le double).
Milliardaire, il peut financer seul sa campagne, et les médias n’ont pas la possibilité de l’ignorer alors qu’il est le candidat en tête de tout les sondages depuis cet été. Ce n’est pas le cas de ses adversaires qui doivent faire tous appels à des donateurs extérieurs pour mener campagne.

Et c’est dans ce contexte qu’intervient la déclaration de Trump.
The Daily Beast :

Il a passé l’essentiel de son temps à dire comment les juifs sont de bons négociateurs à dire qu’ils ne le soutiendront pas parce qu’ils ne peuvent pas l’acheter. Une chevauchée sauvage, emplie de stéréotypes du début jusqu’à la fin, oui en effet.

Dire la vérité évidente que les juifs ne soutiennent pas ceux qu’ils ne peuvent acheter est antisémite semble-t-il. Il est vrai que cela rappelle que ces gens achètent les élections.

La politique américaine en une image
La politique américaine en une image (l’âne et l’éléphant sont les symboles des démocrates et républicains)

Le candidat présidentiel républicain favori a commencé son discours en faisant l’évident, et en parlant de ses chiffres de sondages, comme chacun, et en disant qu’Obama “est la pire chose qui soit jamais arrivée à Israël.”

Bon, il s’adressait à un public de juifs, certes. Mais son soutien au Youpinistan n’est pas feint.

[…]
La partie peut-être la plus curieuse du discours – ce qui dit vraiment quelque chose – est venue lorsqu’il a suggéré que son audience juive ne le soutiendrait pas parce qu’elle ne peut pas le contrôler par des donations.

“Je ne veux pas de votre argent, en conséquences vous n’allez sans doute pas me soutenir”, a-t-il dit.

“Trump ne veut pas de notre argent, donc nous ne pouvons pas…” a-t-il continué, rentrant dans un monologue intérieur dramatique de ce que l’audience penserait, “Même si il est meilleur que tout ces gars, même s’il va faire plus pour Israël que n’importe qui d’autre, même si Bibi Netanyahu m’a demandé de faire une réclame pour lui, et je l’ai faite et il a gagné son élection, j’étais très content.”

Cette phrase, vous l’aurez remarqué, inclus les première et troisième personnes – vraiment incroyable. Sa mention de Netanyahu, premier ministre d’Israël, attira plus d’applaudissement. Et il n’avait pas encore vraiment mis en avant son argument.

Le Daily Beast étant un média américain aux mains des juifs, et cela étant la norme pour tous les politiciens américains d’être les larbins d’Israël, il ne fait pas particulièrement attention à cela.

D’un point de vue pro-blanc en revanche, c’est un grave défaut. Même si Trump semble tout de même le moins pire face à une Hillary Clinton ou à un Jeb Bush, et s’il est parfois enthousiasmant, il faut garder la tête froide.

Mais quelques minutes après dans son discours, il est revenu à cette même idée : repensant à nouveau si son audience pourrait le soutenir même s’il ne prend pas de contributions de campagnes qui feraient de lui leur marionnette.

“Vous savez, vous n’allez pas me soutenir parce que je ne veux pas votre argent”, a-t-il dit, déclenchant des rires de l’audience.

Le stéréotype des juifs utilisant leur argent pour manipuler insidieusement les politiques mondiale est ancien, comme l’a détaillé le fondateur de l’Anti-Defamation League [ndt : sorte de LICRA] Abraham Foxman dans on livre Les juifs et l’argent : l’histoire d’un stéréotype. Il note que les groupes moyen-orientaux anti-Israël utilisent souvent le stéréotype immonde “affirmant que la survie d’Israël ne reflète pas son statut moral comme une nation parmi les nations mais plutôt la manipulation de l’opinion mondiale, et, particulièrement, de la politique américaine par des juifs riches, et intéressés.”

C’est fou comme ce “stéréotype” correspond exactement à la réalité de ce qui se passe dans le monde. On se demande où les gens trouvent de telles idées : après tout les juifs ne contrôlent que la majorité de la presse, des radios et des télévisions occidentales ; ainsi que la FED (banque centrale américaine) et quantité d’établissement financiers ; comment cela pourrait-il donc leur donner une influence politique ?

The marchand joyeux

Plus tard dans ses divagations, Trump a suggéré que l’acceptation par Jeb Bush de contributions de campagne signifie que ses donateurs le contrôlent.

“Il a amassé 125 millions de dollars, ce qui signifie qu’il est contrôlé complètement, complètement contrôlé, par les gens qui lui ont donné l’argent”, a-t-il dit.

Cela a été un thème tout au long de la campagne du magnat. Il a argué de manière répété que les autres candidats sont retenus par leurs donateurs et ne mettront pas en priorité les meilleurs intérêts du pays en raison de leurs loyautés troubles.

Avant qu’il ne soit politicien quand il était simplement homme d’affaires milliardaire, il avait déjà donné de larges sommes à des candidats pour des élections afin de pouvoir les influencer ou leur demander un “service”. Il l’a ouvertement dit cet été. Il sait bien de quoi il parle.

Il a ainsi fait venir Hillary Clinton à son mariage.

Cette indépendance financière est une véritable chance, et c’est ce qui lui permet d’écraser sans trop de difficultés les principaux éléments rhétoriques des médias juifs qui l’attaquent.

Auteur: Blanche

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