Élections législatives italiennes : la percée des « populistes » laisse les partisans de la « démocratie » anti-blanche sous le choc

Le résultat des élections

Nous avions précédemment discuté des enjeux de ces élections et des manoeuvres politiques dans un climat politique qui s’est fortement polarisé. Nous ne reviendrons pas ici sur la présentation des blocs, déjà faite dans l’article sur les enjeux.

Les sondages d’opinion prédisaient qu’aucun des trois principaux blocs en lice – respectivement la gauche centrée autour du Parti Démocratique, l’inclassable M5S qui a un discours anti-pauvreté et anti-corruption en restant ambigu sur des sujets comme l’invasion, et enfin le bloc de droite composé principalement de Forza Italia de Berlusconi et de la Ligue du Nord de Salvini – n’obtiendrait de majorité absolue.

Cela s’est vérifié avec les résultats de l’élection.

Voici les scores des trois grands blocs à la chambre (ceux au Sénat sont légèrement différent, mais de peu) :

  • Bloc de droite : 37.00%
  • M5S : 32,68%
  • Bloc de gauche : 22,85%

C’est déjà un premier choc par rapport aux sondages, avec des résultats de la gauche particulièrement faibles et un M5S plus fort que prévu (le M5S a un fort attrait pour beaucoup de personnes se considérant plutôt à gauche mais dégoûtées par les politiciens, ou en difficulté économique).

Mais il y a autre chose que les sondages n’avaient vraiment pas anticipé :

Voici les résultats par parti :

  • M5S : 32,68%
  • Parti démocratique (bloc de gauche) : 18,72%
  • Ligue du Nord (bloc de droite) : 17,37%
  • Forza Italia (bloc de droite) : 14,01%
  • Fratelli d’Italia (bloc de droite) : 4,35%
  • Libres et égaux (gauche) : 3,38%
  • Plus d’Europe (bloc de gauche) : 2,55%
  • Plus un certain nombre de petits partis. On relèvera les 0,94% de CasaPound et les 0,38% de « L’Italie aux Italiens », une coalition autour de Forza Nuova.

Le principal choc dans ces résultats est que la Ligue du Nord de Salvini dépasse largement le parti plus centriste Forza Italia du tristement célèbre Berlusconi. Or, les partenaires de cette coalition s’étaient mis d’accord pour qu’en cas de victoire, le premier ministre soit issu du parti arrivé en tête au sein du bloc. Berlusconi s’attendait certainement à ce que ce soit lui, mais le score très décevant de son parti, combiné à l’excellent score de la Ligue (qui bat de loin son record), fait que cela revient à Salvini.

D’un point de vue plus général, parler d’un effondrement de la gauche est un peu difficile lorsque l’on considère la nature attrape-tout du M5S ; mais la social-démocratie pro-UE et outrancièrement pro-invasion est bel et bien laminée.

Voici la composition de la Chambre des députés :

Composition de la chambre
Rouge : Parti démocratique ; jaune : M5S ; bleu ciel : Forza Italia ; bleu foncé : Fratelli d’Italia ; vert : Ligue du Nord

Et celle du Sénat :

Composition du Sénat
Rouge : Parti démocratique ; jaune : M5S ; bleu ciel : Forza Italia ; bleu foncé : Fratelli d’Italia ; vert : Ligue du Nord

Même si les blocs ont une plus grande part des sièges que des voix, aucun bloc n’a a lui seul assez d’élus pour pouvoir gouverner seul, ni même tenir l’une des chambres.

On notera par ailleurs qu’il existe toujours une division considérable entre le Nord et le Sud de l’Italie. Le bloc de droite a dominé le Nord, alors que le M5S a dominé au Sud.

RT :

Nouveau séisme pour l’Union européenne ? La coalition formée par la Forza Italia de Silvio Berlusconi, la Ligue (ex-Ligue du Nord) et le petit parti Fratelli d’Italia (Frères d’Italie), a remporté 37% d’adhésion, en promettant un durcissement de la politique migratoire et une certaine défiance vis-à-vis de l’Union européenne (UE), surtout du côté de la Ligue.
[…]
De même, le Mouvement 5 étoiles (M5S) réalise une percée historique en remportant 32% des votes exprimés. Avec son programme «anti-système», contre la corruption et opposé à l’UE, M5S devient ainsi le premier parti d’Italie non-coalisé en terme de voix. Le refus de toute coalition était d’ailleurs d’une promesse de campagne claironnée par son chef de file Luigi di Maio et par son fondateur Beppe Grillo. Même son de cloche du côté du groupe ralliant Forza Italia, la Ligue et Frères d’Italie.

Cette hostilité à une coalition de la part des deux principaux blocs complique considérablement la formation d’un gouvernemtn.

Quelles suites ?

[…]
[Il] va devenir très difficile de piloter l’Italie. C’est le bilan que dresse un éditorialiste du quotidien italien La Stampa :

Tout cela ne conduit à aucune forme de gouvernabilité.

Le président italien Sergio Mattarella devra donc confier un mandat exploratoire à celui qui semblera en mesure d’obtenir une majorité devant le Parlement au cours de prochaines semaines, ce qui n’arrivera pas avant la fin du mois de mars. C’est donc une nouvelle période d’instabilité politique qui s’ouvre en Italie, et qui débouchera vraisemblablement sur de nouvelles élections, dans un contexte de percée des mouvements opposés à l’Union européenne et, notamment à sa politique migratoire.

Un scénario que Bruxelles a évité de peu en Allemagne, où un nouveau scrutin aurait, selon les sondages été favorables au parti eurosceptique et anti-immigration de l’AfD.

L’instabilité gouvernementale est une constante de la politique italienne depuis 70 ans, et la formation de coalitions improbables un art politique fort développé en Italie. Ici, pourtant, on voit mal comment ils vont faire.

Le Monde :

A l’occasion d’une conférence de presse organisée lundi à la mi-journée, Matteo Salvini, chef de la Ligue (ex-Ligue du Nord, extrême droite), a affirmé que la coalition de droite, arrivée en tête aux législatives dimanche avec 37 % des voix, avait « le droit et le devoir de gouverner » et revendiqué la direction du gouvernement.
[…]
Mais M. Salvini s’est dit opposé à tout accord avec le Mouvement 5 étoiles, parti pourtant arrivé en tête avec 32 % des voix. « Non à une coalition étrange. Non, non, non » à une autre coalition que celle avec le centre-droit, a dit M. Salvini durant la conférence de presse lorsqu’il était interrogé.

Pendant ce temps, le chef du M5S a revendiqué lui aussi le droit de gouverner :

Le dirigeant du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, arrivé en tête avec 32 % des voix, revendique le droit de former un gouvernement. « Nous avons la responsabilité de donner un gouvernement » à l’Italie (…). Nous sommes une force politique qui représente le pays tout entier, ce que je ne peux pas dire des autres formations, cela nous projette inévitablement vers le gouvernement du pays », a déclaré le jeune leader de 31 ans lors d’une conférence de presse à Rome à la mi-journée.

Ceci dit, on a vu encore récemment en Allemagne le SPD refuser toute alliance avec la CDU après avoir été laminé aux législatives, avant de se rétracter et de discuter de la formation d’une coalition pour éviter de nouvelles élections.

L’incertitude règne encore donc ici.

Une chose est sûre : ces résultats ne plaisent pas aux partisans de la destructrice « démocratie » droit-de-l-hommiste.

Interrogé par Le Monde, (((Marc Lazar))) déclare :

C’est un des grands changements historiques de ce pays, qui était l’un des plus europhiles, devenu euromorose et eurosceptique. Cette transformation a commencé dans les années 1990, à partir du moment où les critères de Maastricht ont été imposés, et avec eux une politique de rigueur très forte dans un pays qui vivait sur le développement de la dette publique.

Il y a un deuxième décrochage, à partir de 2007-2008 et de la crise économique et financière, et des politiques, cette fois-ci ouvertes, de rigueur et d’austérité, qui ont entraîné quatre années de récession.

Enfin, il y a la question des migrants, à partir de 2013. La masse de migrants qui arrive sur les côtes italiennes et ce sentiment des Italiens d’avoir été abandonnés par les pays voisins, à commencer par la France, et globalement par l’Union européenne.

Les deux partis proeuropéens, le Parti démocrate et la liste de Mme Emma Bonino, ont rassemblé à peine 21 % des voix. Les formations politiques qui ont critiqué l’Europe obtiennent 50 % des voix.

Non, (((Lazar))), pas « l’Europe », mais l’Union Européenne. Ce sont deux choses forts différentes, et la seconde étouffe la première. Et il y a une exagération à dire que le M5S, dont le chef Di Maio a insisté vouloir rester dans l’euro et l’UE, aurait vivement critiqué l’Union anti-Européenne.

Conclusion

Si la nature du M5S relativise quelque peu cette donnée, la gauche italienne a été dans l’ensemble laminée. Par ailleurs, la forte progression de la Ligue indique que l’invasion négroïde que subit de plein fouet le pays a un impact direct.

Cette élection, qui s’inscrit dans le cadre d’une tendance générale à travers l’Europe, reflète un ras-le-bol croissant face à l’invasion par des sauvages du Tiers-Monde. Élection après élections, les « populistes » battent des records.

Ne nous leurrons cependant pas : même si la Ligue est le « moins pire » des grands partis italiens, et même si elle venait à gouverner, elle n’a pas la volonté de résoudre le problème racial comme le pays en aurait besoin ; et moins encore de traiter d’autres questions vitales, comme l’influence délétère des médias contrôlés, le système de gouvernement totalement inadéquat, etc.

Les grands problèmes vont demeurer.

Ne cédons pas à la pensée facile et rassurante ; mais fausse et dangereuse ; que nous pourrions nous sauver en mettant simplement un morceau de papier dans une urne toutes les quelques années.

Une fois au pouvoir, les politiciens, sélectionnés pour leur aptitude à tenir un discours séduisant et non pour leur sincérité, sombrent dans les compromissions. Le cas Trump est assez frappant ; son discours de campagne a pu parfois être excellent (et oui, mon article le rapportant avait un ton optimiste) ; mais son action une fois au pouvoir a été très décevante. Oui, il a été bloqué à tout va par les juges-tyrans et par les traîtres de son propre parti ; mais il s’est aussi entouré de nombreux éléments nuisibles, à commencer par son (((beau-fils))), et ses réalisations concrètes sont médiocres en dépit de certaines bonnes actions que nous avons pu saluer çà et là. Il ne sera pas le dernier à nous décevoir.

Les résultats de ces élections sont donc une bonne nouvelle, mais il faut se garder d’attentes irréalistes.

Auteur: Blanche

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10 Commentaires sur "Élections législatives italiennes : la percée des « populistes » laisse les partisans de la « démocratie » anti-blanche sous le choc"

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Terre Ensoleillée
30 mars 2018 8 h 26 min

Bon c’est déjà une bonne nouvelle. L’Italie se réveille doucement mais sûrement. Mais Blanche a raison : glisser un petit bout de papier avec un prénom dedans est loin d’être suffisant pour espérer triompher. La (((démocratie))) est corrompue et aux mains des nez-longs. L’élection de 2017 ne permets plus de douter.

AA
30 mars 2018 17 h 23 min

Michael Wittmann
30 mars 2018 21 h 11 min

le message serait encore plus puissant et clair avec un Luger!

Rho 2
31 mars 2018 23 h 37 min

Les Italiens préfèreront Beretta et ils auront raison !

STOP GÉNOCIDE DES BLANCS
2 avril 2018 17 h 38 min

Cette image est tellement violente qu’elle pourrait tuer un gauchiste rien qu’en la visionnant, les pauvres ils sont si fragiles….

AA
8 avril 2018 13 h 44 min

AA
17 avril 2018 21 h 28 min

AA
17 avril 2018 21 h 30 min

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Anonyme
17 avril 2018 21 h 42 min

Avec un site sur Tor ça pourrais s’organiser….

18 avril 2018 11 h 23 min

Je vais y réfléchir sérieusement. Je vous tiens au courant.

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