Un ex-directeur de la CIA reconnaît des ingérences américaines, les justifie en disant qu’elles sont « pour la bonne cause »

Depuis plus d’un an, les médias dominants américains, essentiellement aux mains d'(((auto-élus))), n’ont de cesse de s’exciter autour de la prétendue ingérence russe dans l’élection américaine.

À ce stade, cette pseudo-affaire élevée à une importance considérable par la puissance des médias, et qui embourbe le gouvernement américain, est surtout instructive en ce qui concerne le degré de malhonnêteté des médias dominants.

Il est certainement exact que la Russie a eu un semblant d’influence ; puisque Russia Today en anglais a apporté une vision des choses différente de celle du New York Times, du Washington Post et des autres champions de la bienpensance qui soutenaient frénétiquement Hillary Clinton.

Mais cela seul serait extraordinairement maigre pour se plaindre d’une ingérence.

D’autres arguments ont donc été avancés :

  • La Russie serait derrière la fuite des courriels du DNC et le piratage de ceux de Podesta. Ceci n’a jamais été prouvé.
  • La Russie se serait coordonnée avec Trump pour faciliter l’élection de ce dernier. Ceci, qui est au centre de l’enquête dirigée par le procureur spécial Mueller, n’a jamais été prouvé. Un agent de haut rang du contre-espionnage du FBI, extrêmement anti-Trump, disait lui-même douter fort qu’il y ait quoi que ce soit.
  • La Russie aurait déployé une armée de trolls et de robots qui auraient eu une influence importante sur les réseaux sociaux américains.

Mais il y a autre chose qui n’a jamais été mentionné par les médias de la bienpensance.

RT :

S’ingérer, certes, mais « pour la bonne cause ». Voici l’argument de l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey, pour justifier les ingérences des Etats-Unis dans les élections des autres Etats. Invité le 16 février sur la chaîne Fox News, le chef des renseignements américains sous la présidence de Bill Clinton a révélé ce secret de polichinelle alors que la justice américaine vient d’inculper 13 Russes et trois entités russes, les accusant d’ingérence dans les élections et le processus politique américains.

Alors que la journaliste Laura Ingraham lui demandait si les Etats-Unis s’étaient déjà immiscés dans les affaires d’autres Etats, James Woolsey a répondu : « Oh, probablement, mais c’était pour le bien du système afin d’éviter que les communistes ne prennent le dessus. » Tandis que l’ancien patron de l’agence de renseignement se penchait sur des exemples tirés de l’après-guerre ou de la guerre froide, la journaliste a voulu le ramener à l’actualité récente, lui demandant : « Mais nous [les Etats-Unis] ne le faisons plus maintenant ? Nous ne nous ingérons plus dans les élections des autres ? » En guise de réponse, le responsable américain s’est contenté de galimatias, lâchant : « Eh bien… » Il a finalement concédé, en souriant, que si Washington continuait à s’ingérer dans les élections d’autres Etats, c’était « seulement pour une très bonne cause ».

Un tort n’en justifie pas nécessairement un autre.

Mais en l’occurrence, la prétention des États-Unis à se présenter en parangon de vertu victimes des grands méchants Russes est particulièrement malhonnête, étant donné qu’ils sont de très loin les premiers à se mêler des affaires des autres.

Sans même avoir besoin de citer les ingérences électorales, il suffira de citer les récente ingérences militaires (objectivement plus graves) ; avec le renversement de Khadafi en Libye ou le soutien actif aux rebelles « modérés » en Syrie.

Pour mieux vendre leur discours anti-russe, les médias dominants américains l’enveloppent de prétentions morales de mauvaise foi.

De plus, si on pourrait considérer la lutte anti-communiste comme une bonne cause ; ce prétexte ne tient plus depuis presque trente ans.

La citation de Woolsey se finissait par « dans les intérêts de la démocratie ».

Il est utile de se référer au mot d’Ezra Pound sur la démocratie, qui quoiqu’emphatique, résume l’essentiel :

La démocratie est actuellement définie en Europe comme un « pays dirigé par les Juifs ».

Les élites judéo-américaines utilisent la force militaire, diplomatique et économique des États-Unis pour placer la plupart des autres États en position de vassaux et de tributaires ; et pire encore, les empoisonner avec la dégénérescence sous toutes ses formes en exportant leur «« culture »».

Quand Belgrade était bombardée pour forcer la Serbie à céder le Kosovo aux islamistes albanais, ça n’était certainement pas une « bonne cause » !

Auteur: Blanche

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2 Commentaires sur "Un ex-directeur de la CIA reconnaît des ingérences américaines, les justifie en disant qu’elles sont « pour la bonne cause »"

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11 mars 2018 23 h 45 min


UnPosteur
12 mars 2018 2 h 11 min

Excellente mise au point.
Il faut dire que pour ne pas en être déjà arrivé à cette conclusion il faudrait être extremement partisant et de mauvaise foi..comme les médias occidentaux, soit extrèmement stupide, comme ceux qui se réfèrent encore à ces derniers et appellent fake news et complotisme tout ce qui pourrait contredire le point de vue biaisé qu’ils intègrent sagement.

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