New York : 6,7 millions de dollars en « dédommagements » pour des graffitis effacés

Le bâtiment en illustration est celui concerné dans l’affaire, et les graffitis que l’on y voit donnent une idée du genre d’« oeuvres » concernées.

France Info :

A New York, le site appelé 5Pointz était devenu vingt ans durant un lieu d’expression reconnu pour les street-artistes et accepté par le propriétaire. Mais un jour de 2013, leurs graffitis ont été recouverts de peinture, puis détruits par le même propriétaire du lieu. Aujourd’hui, la justice américaine a tranché : les artistes vont recevoir 6,7 millions de dollars de dommages et intérêts.
[…]
[En] novembre 2013, le propriétaire de cette ancienne usine de compteurs à eau situé à Long Island City, à l’extrême sud-ouest du Queens, avait fait repeindre en blanc, sans préavis, toutes les oeuvres qui recouvraient les murs.

Donc :

  1. Le propriétaire tolère l’usage de sa propriété pour des graffitis.
  2. Le propriétaire décide d’user de sa propriété et d’effacer les graffitis avant la démolition du bâtiment.
  3. Le juge décide que c’était inacceptable et qu’une somme faramineuse doit être versée aux « artistes ».

Une opération d’autant plus mal vécue par le collectif de graffeurs que celui-ci avait préalablement saisi la justice pour faire valoir ses droits. A l’époque, 5Pointz était devenu, selon les termes mêmes du juge mandaté initialement, « le lieu de résidence de la plus grande collection d’art à la bombe (de peinture) aux Etats-Unis ».

De l’art !

Non seulement le graffiti est par nature éphémère, mais l’implication plus profonde de la décision du juge est que le bâtiment en ruines aurait du être préservé !

La loi invoquée, la VARA (en), a été créée pour donner des droits moraux aux auteurs d’oeuvres d’art et empêcher la destruction d’oeuvres par leur propriétaire. Cependant, considérer que des graffitis tombent sous la définition (en) d’une « peinture […] existant en un seul exemplaire » comme le fait le juge est franchement contestable.

Si les murs de son domicile qui étaient recouverts de beaux graffitis, ce juge estimerait-il être obligé de les laisser intact ad vitam eternam au nom du « droit moral » des artistes ?

Graffiti Nationaliste
Je ne pense pas non plus qu’il accorderait des dédommagements pour des oeuvres de ce genre…

Gerald Wolkoff et un groupe de promoteurs ont ensuite rasé le site et fait ériger deux tours de logements haut de gamme. Un faux graffiti « 5Pointz » a été placé dans le hall de chacun des immeubles, pour commémorer l’histoire du site. Quatre ans après les faits, un procès a finalement eu lieu en octobre et novembre derniers, durant trois semaines.

Lors des débats, l’avocat des Wolkoff, David Ebert, a fait valoir que les artistes savaient dès le départ que le bâtiment serait détruit et que rien ne prouvait que leur réputation en avait pâti.

Début novembre, le jury avait néanmoins estimé que plus de la moitié des 49 oeuvres citées dans le dossier méritaient d’être considérées comme des oeuvres d’art « reconnues » et que chacun des 21 artistes concernés avait droit à dédommagement.

Mais Gerald Wolkoff ayant renoncé à être jugé par un jury, il appartenait au juge fédéral Frédérick Block de se prononcer.

Frederick Block
Frédérick Block. Je n’ai pas de trouvé de preuve directe de judéité, mais en dépit du prénom germanique, un juge à New York avec cette tête et ce nom (variante de « Bloch »)… On retrouve d’ailleurs un Frederick Bloch à l'(((ADL))).

Dans une décision écrite publié le 12 février, le magistrat a attribué aux 21 artistes un total de 6,75 millions de dollars, dont 1,325 million au seul Jonathan Cohen, plus connu dans le monde du graffiti sous le pseudonyme « Meres One ».

Un tas d’argent pour divers « artistes » nègres, et un gros paquet pour un youpin qui menait l’affaire.

Le bon côté des choses, c’est que le propriétaire est aussi juif – ils se sont donc youpinés les uns les autres.

« Cette décision est une indication claire que l’art à la bombe est dans la même catégorie que les arts réputés, également digne de protection légale », a réagi l’avocat des artistes, Eric Baum, auprès de l’AFP. Contacté par l’AFP, le conseil de Gerald Wolkoff n’a pas immédiatement donné suite.

Cette décision indique surtout que nous vivons dans un monde de fous.

Auteur: Blanche

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6 Commentaires sur "New York : 6,7 millions de dollars en « dédommagements » pour des graffitis effacés"

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AA
11 mars 2018 23 h 50 min

Earl Turner 31
12 mars 2018 20 h 58 min

Impressionnante concentration de gens (((baptisés au scalpel))) dans cette histoire ! C’est Jew York…

AA
16 mars 2018 20 h 25 min

Terre Ensoleillée
16 mars 2018 20 h 43 min

Magnifique

Max.B
16 mars 2018 20 h 46 min

Des graffitis comme celui-là, j’en veux bien partout !

AA
16 mars 2018 20 h 57 min

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