Présidentielles en Europe : Zeman réélu en Tchéquie avec un fort discours anti-invasion ; le président finlandais réélu

Présidentielle en Tchéquie

AFP :

Un président sortant hostile aux migrants et son rival appelant à la solidarité avec ceux qui en ont besoin et dénonçant « l’intolérance »: l’affrontement sur la migration est au centre du second tour de la présidentielle tchèque, vendredi et samedi.

Ce sera un « thème très important voire primordial » de la phase finale de la campagne, estime l’analyste Jiri Pehe. « On peut s’attendre à une série d’attaques et de contre-attaques ».

En accord avec une bonne partie de l’opinion publique, le président Milos Zeman qualifie l’afflux de migrants en Europe d’« invasion organisée » et s’oppose à leur accueil, à l’origine selon lui d’un « bouillon de culture propice à des attaques terroristes ».

L’an passé, Zeman avait appelé les Tchèques à s’armer, pour pouvoir tirer sur d’éventuels terroristes. Même s’il y a très peu de musulmans en Tchéquie, c’est un bon état d’esprit.

Quand M. Zeman « veut mobiliser ses supporteurs, il se présente comme un défenseur du pays à tout prix, presque prêt à aller lui-même défendre la frontière, arme à la main », analyse M. Pehe.

A l’inverse, son rival, l’ex-patron pro-européen de l’Académie des sciences Jiri Drahos met en garde contre « la peur, l’hystérie et l’intolérance fomentées par les populistes et les extrémistes », tout en estimant qu’il faudrait en priorité aider les migrants dans leur pays d’origine pour les inciter à y rester.

L’aide « dans les pays d’origine », c’est une escroquerie bien connue. Les politiciens pourris nous l’ont sortie, et plus d’une fois, en Europe de l’Ouest. Le fait est que des pays peuplés d’arabes ou de subsahariens seront plus pauvres et violents du fait même qu’ils sont remplis d’arabes ou de subsahariens. Aucune sorte d’aide ne peut produire d’amélioration durable et assez conséquente pour supprimer l’incitation à envahir l’Europe.

Selon un sondage de l’institut CVVM, pas moins de 81% des Tchèques s’opposent à l’accueil de migrants musulmans et deux tiers d’entre eux sont hostiles aux quotas de répartition.
[…]
L’idée des quotas obligatoires est rejetée par les deux candidats, tout comme par le Premier ministre Andrej Babis, alors que la République tchèque n’a jusqu’à présent accueilli que 12 migrants.

Toutefois, en juin 2017, M. Drahos avait déclaré qu’« accueillir quelque 2.600 réfugiés ou migrants, une fois contrôlés du point de vue de la sécurité, ne devrait poser aucun problème ».

« Je me demande bien sûr combien d’entre eux resteraient chez nous »(plutôt que de continuer leur voyage vers l’Europe de l’Ouest), a-t-il ajouté.

La plupart iraient sans doute vers l’Allemagne aux allocations plus généreuses. C’est exactement ce qui s’est passé avec les « réfugiés chrétiens » accueillis il y a 2 ans.

Mais la déclaration de Drahos révèle le fond de sa pensée : il ne voit aucun inconvénient à la présence de métèques en Tchéquie ; aucun problème à ce que son peuple soit remplacé ; aucun problème à avoir des arabes qui seront statistiquement plus criminels ; aucun problème à ce que certaines jeunes filles tchèques couchent avec cette vermine.

C’est une déclaration assez semblable à celles que font de nombreux partis « de droite », que ce soit LR en France, les conservateurs au Royaume-Uni, les Républicains aux États-Unis. Derrière un semblant de fermeté et de bon sens, il y a l’approbation d’une arrivée de moult sauvages du Tiers-Monde, et lorsqu’ils sont au pouvoir on constate que l’invasion se poursuit sans relâche.

« Halte aux immigrants et à Drahos. Ce pays est à nous ! Votez Zeman ! », tonne une annonce parue dans deux journaux pragois, financée par une association dénommée « Amis de Milos Zeman ».

Le même slogan figure depuis le week-end sur des affiches géantes à travers le pays.

« La campagne a jusqu’à présent été menée fair play. Mais ça, c’est une saloperie », a réagi le médecin militant Marek Hilser, arrivé en cinquième position au premier tour, parmi les neuf candidats.

Pas du tout. Quiconque considère qu’il n’y a pas de problème à faire entrer dans son pays des tas de colons extra-européens est au mieux un imbécile, au pire un traître conscient.

[…]
Nombreux sont les partisans de M. Zeman qui voient en son adversaire un « vitac » : un néologisme tchèque qui veut dire « un inviteur » de migrants.

Ils lui reprochent d’avoir signé en août 2015 un « Appel des scientifiques contre la peur et l’indifférence » qu’ils interprètent comme un appel à l’accueil des migrants. Ce que M. Drahos conteste, en soulignant que l’appel en question ne comprenait « pas un seul mot » sur ce thème.

Pour l’adversaire du président sortant, la République tchèque devra « choisir », parmi les migrants, « ceux qui ont vraiment besoin » d’aide, et cela « par le biais de la procédure d’asile et non des quotas », souligne-t-il.

C’est bien un « vitac ».

[…]
Vétéran de la gauche connu aussi pour ses opinions pro-russes et pro-chinoises, M. Zeman, est arrivé en tête du premier tour avec 38,56% des suffrages devant M. Drahos (26,60%), qui pourrait l’emporter au second tour, grâce aux reports de voix attendus.

Le Monde :

L’arithmétique aurait dû offrir une large victoire au candidat proeuropéen Jiri Drahos. Mais la politique n’est pas affaire de sciences et le président tchèque sortant prorusse, Milos Zeman, a été reconduit par les électeurs, samedi 27 janvier, avec 51,4 % des suffrages.

Quatre candidats du premier tour avaient pourtant accordé leur soutien au chimiste retraité âgé de 68 ans, peu charismatique et issu de la société civile, qui pensait pouvoir capitaliser sur le rejet que suscite le chef de l’Etat, en mauvaise santé et adepte des alcools forts, chez une partie des électeurs. Il n’a pas réussi à rassembler suffisamment et ne recueille que 48,6 % des voix, dans ce pays d’Europe centrale qui compte 10,5 millions d’habitants et a rejoint l’Otan, tout comme l’Union européenne.

« L’arithmétique aurait dû » faire gagner Drahos, ah ! On sent que le journaliste du Monde est déçu du résultat. Que les reports de voix ne suivent pas beaucoup les recommandations des candidats battus n’est pourtant pas une nouveauté.

Et que Drahos a perdu contre un candidat qui souffre de problèmes de santé, c’est un désaveu supplémentaire.

« Les cinq prochaines années seront mobilisées par le travail et je m’en réjouis », a affirmé M. Zeman après l’annonce de sa victoire. « Je promets de travailler autant qu’avant. » Le président doit sa victoire aux villes moyennes et aux campagnes, où les personnes touchant les revenus les plus bas l’ont plébiscité. M. Drahos, lui, a fait le plein des voix dans la capitale et chez les plus diplômés.

Comme quoi, un diplôme ne garantit nullement le fait de voter intelligemment. L’effet nuisible des grandes métropoles est lui aussi confirmé. Les chancres urbains sont très nocifs.

[…]
Gros fumeur, [Zeman] est marié à son ancienne secrétaire, de plus de vingt ans sa cadette, et a l’insulte facile lorsqu’il s’agit de ses opposants. Il a fait émerger la sociale-démocratie dans le pays, avant de présider le parlement et de diriger le gouvernement entre 1998 et 2002. Il a ensuite été le premier président élu au suffrage universel direct, en 2013, rassemblant 54,8 % des suffrages.

Depuis, il s’est rapproché de la Russie – soutenant par exemple l’annexion de la Crimée par Moscou – et de la Chine. Il a misé toute sa campagne sur le rejet de l’immigration et de l’islam, s’opposant à l’adoption de quotas obligatoires de réfugiés. Car selon lui, l’afflux de migrants vers l’Europe est une « invasion » organisée par les Frères musulmans. Il a aussi soufflé le chaud et le froid, concernant l’adoption par son pays de la monnaie commune : la République tchèque compte toujours en couronnes.

Zeman est loin d’être parfait, mais il était certainement le moins mauvais des candidats à cette élection.

Même si la marge est mince, les Tchèques ont fait le bon choix.

Présidentielle en Finlande

France 24 :

Il n’y aura pas de second tour à l’élection présidentielle finlandaise. Le président sortant Sauli Niinistö, a été reconduit dimanche 28 janvier à la tête de la Finlande avec plus de 60 % des suffrages.

Avec 99 % des votes dépouillés, il rassemble 62,7 % des suffrages, selon les résultats partiels publiés par le ministère de la Justice, reléguant loin derrière son principal rival, le Vert Pekka Haavisto, qui obtient 12,4 % des voix.

Cette victoire dès le premier tour est du jamais-vu depuis 1994 et la première élection du président finlandais au scrutin majoritaire direct.

Depuis son élection en 2012, Niinistö, qui se présentait cette année comme indépendant, bat des records de popularité notamment grâce à sa stratégie envers la Russie.

Sa mission première a été de mettre la Finlande sous la protection du bouclier nucléaire américain sans heurter Vladimir Poutine, à couteaux tirés avec l’Union européenne et ses alliés depuis l’annexion par Moscou de la Crimée en 2014.

Les résultats de cette présidentielle sont essentiellement la reconduction du statu quo : avec sa large victoire, Niinistö n’a jamais été inquiété.

Auteur: Blanche

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5 Commentaires sur "Présidentielles en Europe : Zeman réélu en Tchéquie avec un fort discours anti-invasion ; le président finlandais réélu"

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10 février 2018 15 h 38 min

Le fait est que des pays peuplés d’arabes ou de subsahariens seront plus pauvres et violents du fait même qu’ils sont remplis d’arabes ou de subsahariens. Aucune sorte d’aide ne peut produire d’amélioration durable et assez conséquente pour supprimer l’incitation à envahir l’Europe.

Si, il y a une possibilté d’ amélioration, un parachutage humanitaire.

Piotr
10 février 2018 16 h 10 min

Défiance absolue envers ce Zeman, palpant l’arrière-train des Israélites avec une ferveur toute monacale.

LC987
10 février 2018 20 h 20 min

Le gouvernement autonome des Bermudes (contrôle britannique) a annulé la loi du mariage gay, imposée par la « cour suprême ». Theresa May, qui pouvait bloquer cette annulation, ne l’a pas fait, même si en bonne cuck, elle « déplore ».

Le gouvernement des Bermudes est dirigé par le parti travailliste progressiste qui, selon wiki, a gagné les dernières élections sur une plateforme populiste.

LC987
10 février 2018 20 h 22 min

« In February 2018, Rankin signed into law the Domestic Partnership Act of 2017, which effectively reversed the right of gay couples to marry. This made Bermuda the first jurisdiction to legalize and then repeal same-sex marriage rights« 

Rho 2
11 février 2018 18 h 54 min

Les bermudas ne baissent pas leur pantalon !

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