Allemagne : les non-Blancs se plaignent d’être identifiés comme étrangers

Pour le moment, l’Histoire de l’Europe n’a pas encore été réécrite pour être remplie d’africains, d’arabes, et d’asiatiques de toutes sortes.

Il y a des tentatives, par exemple quand la presse britannique essaye de prétendre qu’il y avait des africains il y a 2000 ans dans le pays (un thème récurrent, par exemple une tribune du Guardian (en) d’août dernier affirme que les nègres « ont eu une présence » dans l’Histoire du pays « depuis des siècles » ; je n’ai pas encore remarqué de propagande aussi agressive en France sur ce thème) et quand des films sur des époques historiques blanches sont remplis de non-blancs.

Mais pour l’essentiel, les masses européennes restent bien conscientes que dans le passé leurs pays étaient quasi-exclusivement peuplées de blancs et que les non-blancs sont donc issus d’une immigration récente. Ce qui apparemment traumatise terriblement les pauvres petits envahisseurs.

The Local :

Dans l’étude, menée par le Conseil des Fondations Allemandes de l’Intégration et de la Migration (SVR), les réponses de plus de 5000 immigrés et personnes d’originé immigrée à travers l’Allemagne ont été collectées.

De ceux qui ont décrit leur apparence comme « typiquement allemande », seulement 17% ont dit qu’ils se sentaient désavantagés en raison de leurs racines. En revanche, 48% des participants avec une origine immigrée visible (c’est-à-dire ceux qui ont la peau sombre ou portent un voile) ont rapporté avoir subi de la discrimination.

Selon ces sondés, la discrimination se manifeste de nombreuses façons : violence, injustice en ce qui concerne la recherche d’emploi et de logement, déclarations offensantes ainsi que des déclarations qui ne sont pas nécessairement considérées négatives par la personne les disant – dont la question souvent posée : « D’où viens-tu, en vrai ? »

De la violence contre les envahisseurs, dans l’Allemagne humiliée et culpabilisée post-Seconde Guerre Mondiale ? C’est, hélas, très peu commun.

Rappelons que ces chiffres reflètent les impressions des sondés, donc une bonne part de leurs échecs « naturels » vont être attribués aux Allemands. Et il suffit qu’une personne sur cent ait dit à un turc qu’il est un sale parasite pour qu’il puisse se plaindre : ce ne peut pas vraiment être utilisé pour jauger du degré de saine hostilité envers les envahisseurs.

Ce qui est vraiment intéressant, c’est cette question : « D’où viens-tu, en vrai ? »

L’idée sous-jacente est « tu n’es pas d’ici ». Même de folles campagnes de culpabilisation ne peuvent pas étouffer une pareille évidence.

En tant qu’étrangère moi-même en Allemagne, une canadienne dont les parents sont des Philippines, je peux comprendre les répondants dans cette étude.

Depuis que j’ai déménagé en Deutschland1 en 2012, je ne compte plus combien de fois on m’a demandé d’où je viens. Une chose est sûre, cependant : maintenant quand cela se produit, je suis toujours agacée.

Ce n’est pas parce que je suis écoeurée qu’on me pose la question en soi, mais plutôt que les chances sont grandes que je vais devoir faire face à une autre réponse outrageante.

Dans la partie faible de l’échelle des réactions que j’ai reçues après avoir répondu « Je suis du Canada », les gens me regardaient de façon étonnée. Mais quand un homme m’a dit il y a quelques années « Vous n’avez pas l’air canadienne », j’étais si choquée qu’aucun mot n’est sortie de ma bouche.

L’arrogance de certains envahisseurs non-blancs à s’approprier nos pays comme s’ils étaient leurs produit ce genre d’absurdités.

Shelley Pascual
La chose se prétendant canadienne
Adrien Arcand
Un honorable et authentique canadien

Ayant grandi à Toronto, la ville la plus diverse au monde où plus de 140 langues et dialectes sont parlés et où presque la moitié de la population est composée de minorités visibles, la majorité de ma vie adulte j’ai pris pour acquis le fait d’être entourée par le multiculturalisme.
[…]
Mais l’Allemagne a une histoire d’immigration très différente comparée à ma terre d’origine. Cela pourrait expliquer pourquoi, en 2018, beaucoup de personnes en Allemagne semblent avoir une certaine image à l’esprit de ce à quoi un étranger ressemble et de ce à quoi un allemand ressemble.

En 2018 !!! Ça c’est de l’argument !

C’est un peu comme demander pourquoi, « en 2018 », il y a encore des gens pour distinguer entre fille et garçon : ça ne respecte peut-être pas la dernière mode de l’idéologie dominante ; mais l’année n’a sinon aucune pertinence quant aux fondements objectifs de la distinction.

Pour l’heure, à travers l’Europe de l’Ouest, cette conscience latente d’une identité ethnique directement associée à certaines caractéristiques biologiques est étouffée par le carcan de l’anti-racisme. Mais si elle dérange tant ces envahisseurs, c’est parce qu’il y a là le noyau d’une renaissance raciale.

Je ne suis pas la seule personne qui pense comme cela.

La présentatrice télé afro-allemande Jana Pareigis s’est vu demandée d’où elle vient depuis qu’elle était enfant. « Quand j’étais jeune, je voulais être blanche », elle a dit Deutsche Welle.

Se voir demandé « D’où viens-tu ? » est une expérience exaspérante pour la musicienne noire Nura du groupe SXTN. Le rappeur a dit au Bayrischer Rundfunk que quand elle dit aux gens qu’elle est de Berlin, ils insistent souvent en demandant « Mais d’où es-tu vraiment ? »

Les expérience de ces femmes allemandes de couleur ont des similarités avec celles d’un homme blanc et un de mes amis du nom d’Adam Bankowski.

Adam s’est plaint à moi que, bien qu’ayant grandi en Allemagne, ses collègues dans l’entreprise internationale dans laquelle il travaille en Basse-Saxe font toujours référence à lui comme « le type polonais ». Il dit qu’il ne sera jamais considéré allemand en raison de ses racines polonaises et de son nom de famille.

L’exemple du polonais est assez amusant, parce que les Polaks constituent le premier groupe de blancs présents en Allemagne, et ils sont largement acceptés. Un des exemples les plus notables est celui des polonais de la Ruhr (en) qui avaient immigré dans la région avant la Première Guerre Mondiale. Il y a eu des conflits notables (tout comme il y en a eu en France avec les immigrés italiens), mais dès lors que la distinction culturelle s’est effacée la relative proximité génétique fait que ceux restés ont été assimilés. Une telle chose est impossible avec les envahisseurs extra-européens.

Mais toutes choses égales par ailleurs, il n’est sans doute pas souhaitable que toutes les ethnies européennes se mélangent.

Même la chancelière Angela Markel a signalé le problème. Lors de l’élection générale en septembre dernier, dans un débat entre chefs de parti, Merkel a demandé au président d’Alternative pour l’Allemagne (AfD), Jörg Meuthen, comment il savait si quelqu’un était allemand seulement en le regardant.

Meuthen avait initialement tenté de prétendre que la définition d’être allemand de l’AfD incluait des immigrés d’un ensemble d’origines. Mais quelques minutes plus tard il a révélé son vrai visage quand il s’est plaint d’avoir visité les centre-villes et de n’y avoir vu pratiquement aucun allemand.

Des arabes, des turcs, des africains… ne sont pas et ne seront jamais allemands.

Droit du sol

Droit du sol absurde

Ce sont des déclarations comme celle là qui souligne comment demander « d’où viens-tu ? » renforce les suppositions sur ce à quoi ressemble un allemand et ce à quoi ressemble un nouveau venu.

Je ne peux même pas commencer à saisir à quel point ce doit être irritant (et possiblement offensant) pour quelqu’un qui s’identifie comme deutsch de se voir poser cette question.

Et si un bouledogue avait envie de s’identifier comme un loup ; les loups devraient-ils lui dire « bien sûr, tu es comme nous » pour ne pas l’offenser ?

Si une oie élevée par des humains se croit humaine (c’est réellement possible du fait du phénomène d’empreinte), devrait-on la traiter comme si c’était une humaine ?

Quant aux non-Allemands comme moi – eh bien, considérant que j’ai vécu ici presque cinq ans et qu’on me pose encore la question, j’en suis venue à croire que peu importe combien de temps je reste, je serais probablement toujours considérée comme une étrangère.

Vous imaginez ? Quel degré de folie faut-il pour croire que résider cinq ans dans un pays étranger devrait permettre d’être considéré autochtone ?

[…]
L’Allemagne pourrait bien ne jamais être comparable à des pays comme le Canada où des gens d’un large éventail d’origine sont considérés comme canadiens, mais elle peut certainement essayer – en particulier si elle veut intégrer avec succès les plus d’un million de nouveaux arrivants qu’elle a accueilli depuis 2015.

Cela commence par repenser comment « D’où viens-tu ? » pourrait être demandé différemment ainsi que s’il devrait être du tout demandé.

Cette conscience d’une différence entre le « nous » et le « eux » est la graine qui peut germer et permettre la renaissance d’une conscience raciale.

1. « Deutschland » est le mot allemand pour « Allemagne ». Il était utilisé dans le texte anglais alors qu’il n’existe pas dans cette langue, je l’ai donc préservé dans la traduction.

Auteur: Blanche

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4 Commentaires sur "Allemagne : les non-Blancs se plaignent d’être identifiés comme étrangers"

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9 février 2018 17 h 55 min

budospirit
9 février 2018 18 h 26 min

On voit que l immigration de masse est assez recente en Allemagne car en France les allogenes se revendiquent plutot algerien marocain turque etc ils n y a qu a voir leurs mariages avec les drapeau de leurs bleds d origine partout dans le cortege les voitures …..
Ce qui est etonnant c est qu un Francais qui mettrait un drapeau Francais dans sa voiture est catalogué comme raciste mais quand ce sont les allogenes c est considéré comme normal chercher l erreur

BLEIZ GWEN
9 février 2018 23 h 18 min

Le pire est que tous ces nuls d’Afrique, montés dans le train de la civilisation, considèrent que tout ce qu’ils voient autour d’eux : technologie, culture, ect, c’est eux aussi ! Il est vrai qu’ils sont en cela grandement aidés par les ((médias)). Ne pas hésiter, dans nos médias, à constamment souligner d’où ils viennent : l’homme blanc a trouvé en Afrique noire, une civilisation un peu au dessus de celle des singes, et que sans cet homme blanc, ils y seraient encore. Ne bricolons pas l’histoire !

JEAN
10 février 2018 7 h 48 min

Le comportement de ces gens démontre qu’ils n’ont aucune fierté, ils sont Turcs Algérien ou autre lors d’un match de football puis redeviennent Français lorsque ça les arrange, un vrai citoyen est fier de son pays et ne change pas de nationalité comme de chemise, je suis Français de souche et même si je devais vivre dans un autre pays je resterai Français, le Français est blanc depuis toujours même si ça défrise les remplacistes et les traîtres à leur patrie

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