SNCF : un syndicat gauchiste lance une plainte parce que les handicapés sont en moyenne moins payés (!)

L’actualité vient de produire un énième exemple de fanatisme égalitariste.

À une époque, la méritocratie était une des grandes idées de la République qui, bien que répétant déjà le mot égalité, reconnaissait les différences de talent et jugeait qu’il serait juste que le talent et le travail prévalent sur le prestige familial (ce que nous ne pouvons qu’approuver).

Mais, en estimant que n’importe quel individu est interchangeable lorsqu’il s’agit de choisir ceux qui fixeront la destinée de la nation et en alimentant l’idée de l’égalité en valeur (ce qui au fond est un prolongement séculier de l’idée chrétienne de l’égalité aux yeux de Dieu), les régimes démocratiques ont créé un monstre qui les dévore. L’égalitarisme chrétien a pu persister durablement parce que l’égalité devait se produire dans un au-delà imaginaire ; l’égalitarisme séculier entraîne ses adeptes – mélange de parasites étrangers, d’hypocrites profiteurs, et d’inférieurs – dans une course pour le matérialiser sur Terre.

Avant d’en venir à l’affaire de la SNCF, rappelons la définition de « handicapé&nbp;:

(Personne) qui est affecté(e) d’une déficience physique ou mentale.

C’est un terme très général, parce qu’il recouvre à la fois des affections aux effets modestes, ou bien significatifs seulement dans certaines tâches, et d’autres affections aux effets beaucoup plus sérieux.

Par définition, les handicapés (comme groupe) ne pourront pas être aussi efficaces que les sains (comme groupe), les déficiences ne pouvant que nuire. Au mieux, un handicap donné a un impact neutre sur une tâche donnée.

Le Monde :

Le troisième syndicat de la SNCF, SUD-Rail a annoncé, mardi 7 novembre, avoir engagé une action de groupe contre la compagnie ferroviaire pour discrimination envers ses salariés handicapés. Selon la centrale, ces derniers verraient leur carrière et leur rémunération freinées.

Il s’agit de la « première action de groupe pour discrimination indirecte [situation dans laquelle une disposition, un critère ou une pratique apparemment neutre désavantagerait particulièrement des personnes par rapport à d’autres] des travailleurs handicapés » engagée en France, revendique SUD-Rail dans un communiqué.

Bientôt, une action de groupe de nains se plaignant d’être discriminés par la pratique apparemment neutre de clubs sportifs d’embaucher des gens de taille normale ?

Une action de groupe de moches se plaignant de ne pas être embauchées comme modèles ?

Une action de groupe d’imbéciles se plaignant de ne pas être promus ?

Cette histoire de discrimination indirecte, supputant que tout sous-groupe démographique serait parfaitement identique dans ses diverses caractéristiques, est une absurdité.

Interrogée par l’Agence France-Presse (AFP), l’Association des paralysés de France a confirmé qu’il s’agissait à sa connaissance « d’une initiative inédite en ce sens », depuis l’extension il y a un an du champ des actions de groupe aux affaires de discrimination au travail.

En milieu d’après-midi, mercredi, la direction de la SNCF a contesté, auprès de l’AFP « toute discrimination » envers ses salariés handicapés. Revendiquant « une politique volontariste » en faveur du handicap, la SNCF « conteste toute discrimination à l’encontre des travailleurs handicapés », a indiqué un porte-parole de la SNCF.

Avec Guillaume Pepy à sa tête, la SNCF est en effet très loin d’être une entreprise qui s’oppose aux dogmes en vigueur.

SUD-Rail affirme avoir lancé, le 28 mars, une phase de négociation avec l’entreprise prévue par la loi, de six mois minimum. Or, un semestre après l’ouverture de cette dernière « la direction de la SNCF propose un nouvel accord Handicap, encore pire que les précédents », estime le syndicat. Celui-ci réunira son conseil fédéral dans quinze jours pour décider d’engager la phase judiciaire devant le tribunal de grande instance de Bobigny.

D’après les calculs de la centrale, la rémunération moyenne globale des salariés handicapés au sein de la compagnie est inférieure de 11 % à 12 % à celle des travailleurs valides et ils doivent attendre davantage pour gravir un échelon de rémunération – le délai est augmenté de 30 %.

Autrement dit, de l’aveu même de ces gauchistes, à emploi égal, les handicapés sont rémunérés de façon identique, c’est seulement qu’ils effectuent en moyenne des tâches moins rémunératrices. Et ce serait une horrible discrimination – voilà les folies de l’égalitarisme !

Selon une enquête interne réalisée en 2016, consultée par l’AFP, un quart des salariés handicapés de la SNCF n’ont pas bénéficié d’un aménagement de leur poste de travail alors qu’ils en auraient eu besoin et la moitié de ces personnels estiment que leur handicap est un frein à leur évolution professionnelle. Des résultats « biaisés » selon SUD-Rail qui a recalculé à la hausse plusieurs données.

Il y a de si nombreux types d’handicapés qu’il est impossible de recenser ici tous les cas possibles, mais considérons quelques cas :

  • Le contrôleur en fauteuil roulant. Bon, ça n’existe pas. Parce que monter dans la plupart des trains n’est pas possible, circuler dans une foule est très difficile, arrêter des contrevenants impossible. Le fait est que, à la SNCF, il y a de nombreux postes qui ne peuvent être effectués que par des personnes valides. Ceci a forcément un impact sur la comparaison, qui est totalement omis par le syndicat gauchiste.
  • L’handicapé mental. Quel que soit le poste où il est affecté et la nature exacte du trouble dont il souffre, il sera moins efficace qu’une personne n’ayant pas son trouble. Promouvoir une telle personne à des postes plus rémunérateurs, et donc généralement à plus forte responsabilité et exigence mentale, est une absurdité ; alors qu’elle n’est généralement embauchée pour son poste de base qu’en raison des lois de quotas d’handicapés. Certains handicaps physiques, comme la surdité, peuvent se révéler à peu près aussi rédhibitoires.

En 2016, le groupe public ferroviaire employait 6726 travailleurs handicapés, soit 4,52 % des effectifs, détaille l’entreprise dans son rapport annuel pour l’année 2016. Leur nombre a nettement augmenté depuis le début des années 2000 mais il reste inférieur à l’obligation légale d’emploi de 6 %.

Il faut forcer la SNCF à embaucher des contrôleurs en fauteuil roulant pour remplir le quota !

SUD-Rail dénonce en outre la baisse des budgets « réels » des accords handicaps signés par l’entreprise depuis 1992 avec les syndicats pour s’acquitter de son obligation. Il conteste la façon dont la SNCF calcule ce financement, allant jusqu’à évoquer une « escroquerie » comptable. Interrogée, l’entreprise n’a pas réagi à ces différentes accusations.

Je ne dispose pas des chiffres ni de l’envie de les examiner. Que l’accusation soit vraie ou fausse ici ne change pas grand chose à l’affaire ; puisque ce serait seulement un geste intelligent de l’entreprise pour limiter le gâchis.

Conclusion

La SNCF est une de ces entreprises qui emploient des grilles de salaire. Y être moins bien payé à poste, expérience et ancienneté égale est à peu près impossible.

Quiconque a déjà travaillé dans une entreprise sait que, pour un même poste, les employés sont souvent d’une efficacité très variable. Dans certaines tâches1, il n’est pas rare qu’un employé soit deux ou trois fois plus productif qu’un autre. Mais souvent les deux recevront à la fin du mois le même salaire, surtout lorsqu’il s’agit d’un emploi payé au salaire minimum. De fait, c’est le bon qui subventionne le mauvais. Souvent aussi, ce constat nuit fortement à la motivation des salariés. L’employeur, cherchant à payer le moins possible, choisit généralement d’abuser de la bonne volonté du salarié productif.

Voilà une des injustices fondamentales du « monde du travail », pourtant très rarement mentionnée, en tout cas dans la presse dominante du régime anti-blanc.

Les handicapés, dont l’embauche est subventionnée avec des aides d’État, sont aussi subventionnés par leurs collègues grâce au système de grille de salaire. Qu’ils soient moins promus et que leur salaire moyen soit inférieur ne veut pas dire que ce qu’ils obtiennent soit inférieur à ce qu’ils méritent. Au contraire, c’est sans doute plutôt le contraire.

L’égalitarisme est un poison.

Auteur: Blanche

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6 Commentaires sur "SNCF : un syndicat gauchiste lance une plainte parce que les handicapés sont en moyenne moins payés (!)"

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Pekam
11 novembre 2017 9 h 54 min

Autant un type qui s’est fait faucher par une bagnole , qui finit en fauteuil et qui bosse à la compta , pourquoi pas.

Mais un déficient mental je vois pas trop ce qu’on peut en faire. Enfin remarquez ils essayent bien de faire bosser les nègres alors ils sont prêts à tout.

12 novembre 2017 22 h 06 min

Mais un déficient mental je vois pas trop ce qu’on peut en faire. Enfin remarquez ils essayent bien de faire bosser les nègres alors ils sont prêts à tout.

Un déficient mental sera sans doute plus productif qu’un nègre…

Le Lillois
17 novembre 2017 12 h 36 min

C’est l’évidence même ! Le jour où les nègres marcheront sur la Lune, c’est qu’elle se sera écrasée sur Terre.

Aegishjalmur
11 novembre 2017 13 h 14 min

Une personne handicapée n’aura jamais le même niveau de performance qu’un être normal. Dès lors, pourquoi faire un pataquès du fait que ces employés particuliers aient un salaire moins élevé que les autres ? Dans l’idéal, il ne faudrait tout simplement pas employer de personnes handicapées. Cette obligation législative qui est faite aux entreprises et services publics d’avoir son quota de personnes souffrant de handicaps est symptomatique d’une société en pleine déliquescence – idem pour l’obligation d’avoir des employés issus de la « diversité » (langage du système pour désigner le combat anti-Blancs)…

Pekam
11 novembre 2017 22 h 02 min

Pour faire un boulot intellectuel je préfère embaucher un unijambiste plutôt qu’un noir 😀

12 novembre 2017 22 h 07 min

Normal, surtout si l’unijambiste est Blanc.

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