États-Unis : Trump soutient officiellement un projet de forte réduction de l’immigration légale, que le Congrès va cependant bloquer

Ce serait une grande nouvelle. S’il y avait une chance que cela aboutisse.

AFP :

Donald Trump a apporté mercredi son soutien à une refonte du système d’immigration légale aux Etats-Unis, destinée à drastiquement réduire le nombre d’immigrés peu qualifiés et à baser l’attribution du permis de résidence au mérite.

La proposition de loi concoctée par les sénateurs républicains Tom Cotton et David Perdue a vocation à donner la priorité aux personnes parlant anglais et à plafonner à 50.000 par an le nombre de réfugiés obtenant l’autorisation de résider aux Etats-Unis.

« Cette législation représentera la plus importante réforme de notre système migratoire depuis un demi-siècle », a commenté M. Trump à la Maison Blanche, remerciant les deux sénateurs présents à ses côtés d’avoir élaboré ce projet « historique et très crucial ».

Pour référence, la réforme d’il y a un demi-siècle est la loi (((Hart-Celler))), qui a aboli les quotas d’origine nationale qui avaient maintenu les États-Unis à 90% blancs, et grandement augmenté l’ampleur de l’immigration légale, provoquant un afflux non-blanc massif.

Si le texte a peu de chances d’être adopté par le Congrès, il offre néanmoins à la Maison Blanche une opportunité de montrer aux partisans du milliardaire qu’il tente de tenir ses principales promesses de campagne.

Cette loi baptisée RAISE (Reforming American Immigration for Strong Employment, ou Réformer l’immigration américaine pour un emploi fort) « va changer la façon dont les Etats-Unis délivrent des cartes vertes aux ressortissants d’autres pays », a ajouté M. Trump, faisant référence au permis de résident permanent « Green Card ».

L’attribution de ce document très convoité sera déterminée par un système de notation, qui « avantagera les immigrés parlant anglais, pouvant subvenir financièrement à leurs besoins et à ceux de leur famille et possédant des compétences qui contribueront à notre économie », a fait savoir le républicain.

Selon la Maison Blanche, « seulement un immigré sur quinze vient aux Etats-Unis sur la base de ses qualifications ».

« En moyenne, un million d’immigrés sont autorisés à s’installer légalement aux Etats-Unis chaque année et la plupart d’entre eux sont des travailleurs peu ou pas qualifiés », a poursuivi l’exécutif. « Cet afflux revient à ajouter la population de San Francisco chaque année au pays ».

Moins de 10% de ces immigrés légaux viennent d’Europe ou du Canada. Plus d’un tiers vient des pays métissés d’Amérique latine, avec au premier rang le Mexique mais aussi un fort afflux en provenance d’Amérique centrale – sachant de plus que ces pays sont aussi la principale source d’immigration illégale. Ensuite, on retrouve environ 10% d’africains et près de 40% de personnes originaires d’Asie – Chine, Inde, Vietnam, Philippines principalement.

L’objectif est de réduire ce nombre environ de moitié avec ce nouveau système inspiré des dispositifs en vigueur au Canada et en Australie, ont indiqué les sénateurs.

Les systèmes canadiens et australiens ont démontré être défectueux. Le cas du Canada est particulièrement flagrant, avec un niveau d’invasion non-blanche monstrueux.

Ceci dit, une réduction de moitié de l’immigration légale, quelle qu’en soit la forme exacte, ne pourrait que réduire significativement l’afflux de non-blancs puisque 90% de cette immigration est non-blanche.

Pour le président, la législation actuelle a « mis la pression sur les travailleurs et les contribuables américains et sur les ressources de la communauté ».

« Elle a été injuste pour notre population, pour nos citoyens, pour nos travailleurs », a-t-il relevé, assurant que la réforme envisagée protègerait « les familles américaines en difficultés ».

L’angle économique, quoique vrai, est toujours particulièrement faible puisqu’il suppose que, dans la mesure où un gain économique de court-terme est possible, il serait acceptable d’importer des colons allogènes pour se faire remplacer.

Mais, pour ses détracteurs, cette évolution législative se traduira en réalité par une baisse des salaires à cause de la réduction du nombre d’immigrés créateurs d’emplois.

Peu importe la réalité objective, les partisans de l’invasion utilisent le porte-voix médiatique pour répéter leurs absurdités encore et encore. En quoi exactement les coupeurs de gazon mexicains et les nounous philippines sont-ils des « créateurs d’emploi » ? En quoi des guatémaltèques ou des somaliens à 80 de QI sont-ils des « créateurs d’emploi » ? En quoi exactement des imbéciles incompétents représentent-ils un avantage économique alors qu’il y a un fort chômage et que la révolution robotique va éliminer des millions d’emplois dans les années à venir ?

Remarquons, sur ce dernier point, qu’il a souvent été affirmé que les progrès techniques ayant supprimé des emplois n’ont pas augmenté durablement le chômage. Et c’était vrai, dans la mesure où il y avait assez de gens suffisamment capables pour assumer des emplois plus sophistiqués. Mais l’intelligence humaine n’augmentant pas, nous arrivons à un point d’inflexion où il n’y aura plus assez d’emplois simples et où chaque robot impliquera plus de chômage. Entretenir ces gens sous allocations ou leur créer des activités subventionnées sont les deux seuls moyens réalistes d’y faire face – je doute fort que les autorités choisissent de les laisser sombrer dans la misère absolue et devenir une masse révolutionnaire.

L’Académie nationales des sciences a conclu, après avoir étudié des statistiques sur deux décennies, que l’impact de l’immigration sur les salaires des travailleurs natifs des Etats-Unis avait été « très faible ».

Il y a une soixantaine d’années, il était extrêmement facile de trouver un emploi ; et un poste d’ouvrier dans une usine pouvait suffire à acheter une maison après quelques années, ainsi qu’à entretenir une femme au foyer et plusieurs enfants. Depuis, l’efficacité de la production n’a eu de cesse d’augmenter, mais il est devenu nécessaire d’avoir deux personnes travaillant pour rembourser d’énormes dettes étudiantes et acheter un logement en s’endettant. Les salaires des classes travailleuses blanches sont souvent plus faibles qu’il y a 20 ans, alors même que l’inflation a réduit le pouvoir d’achat d’un dollar d’un tiers entre 1997 et 2017.

Alors, quelle est la cause de tout cela, si ce n’est le coût phénoménal de l’entretien des subhumains improductifs (pour certains présents de longue date il est vrai), la pression à la baisse sur les salaires provoquée par l’immigration, la robotisation et les délocalisations massives vers l’Asie ?

En revanche, selon elle, « l’immigration a eu un impact globalement positif sur la croissance économique à long terme des Etats-Unis » même si la première génération d’immigrés a plutôt représenté un fardeau pour les ressources de la nation.

La déclaration est vraie en général : sans l’immigration blanche depuis les premières colonies jusqu’au milieu du XXème siècle, l’économie américaine aurait été bien faible !

Mais peut-on dire la même chose de l’invasion non-blanche des 50 dernières années, comme c’est sous-entendu ? Et ne parlons-pas d’un PIB global – mesure d’un faible intérêt – mais bien de la richesse par habitant. Certainement pas !

Reste que le message présidentiel va probablement réchauffer le coeur des travailleurs blancs peu qualifiés – sa base électorale – dont les salaires ont stagné et qui pensent que leur domination culturelle s’érode.

« Qui pensent que » : il s’agit d’un fait objectif que leur poids racial et culturel s’érode. Il est vrai qu’ils le pensent, mais le présenter comme n’étant que leur opinion plutôt qu’aussi la réalité est une forme sournoise de manipulation.

Il avait esquissé en mars, lors de son premier discours de politique générale devant les deux chambres du Congrès réunies en session commune, les contours d’une réforme du système d’immigration aux Etats-Unis consistant à privilégier les immigrants les plus qualifiés et à faire preuve de fermeté envers les clandestins.

M. Trump a fait de la lutte contre l’immigration illégale issue d’Amérique latine une priorité de son programme, avec notamment le projet de construction d’un mur à la frontière avec le Mexique. En particulier pour lutter contre la violence des gangs hispaniques.

Là encore, le Congrès refuse de financer décemment le projet de mur frontalier, alors qu’il dépense des milliards en sottises diverses.

Mais ce projet de limitation de l’immigration légale a peu de chances de recevoir un vaste soutien de la part des dirigeants d’entreprises et même au sein du parti républicain.

M. Cotton a présenté une première fois sa proposition de loi en février au Sénat, où elle est restée depuis dans les limbes.

Ne soyons pas dupes : ce nouveau projet restera lui aussi lettre morte. Les vendus immigrationnistes sont bien assez nombreux dans les rangs républicains pour empêcher tout espoir d’une majorité en faveur de cetexte.

Le mieux que l’on puisse en attendre est que les traîtres s’opposant à ce projet (pourtant fort modéré, et même conçu pour ne pas avoir l’air raciste) soient clairement identifiés et qu’un certain nombre soient éjectés lors des prochaines primaires avant les élections législatives de 2018 (où le congrès et un tiers du Sénat seront renouvelés).

Auteur: Blanche

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3 Commentaires sur "États-Unis : Trump soutient officiellement un projet de forte réduction de l’immigration légale, que le Congrès va cependant bloquer"

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7 août 2017 14 h 30 min

Si le congrès n’était pas là Trump aurait pu faire passer quelques réformes qui auraient pu s’avérer utiles. Son propre camp l’empêche de gouverner, et après ce même camp le critique ! C’est l’hôpital qui se fout de la charité.

Orto Grafix
8 août 2017 1 h 11 min

Même le très homéopathique Donald Trump contient une dose trop élevée d’intelligence vis à vis du pays où il se trouve.
Récemment, les sanctions anti-Russes ont permis – en réalité – de se demander si Trump peut être considéré comme autre chose qu’un imbécille. Il en va de même concernant son insistance à caresser les israéliens et les séoudites dans le sens du poil. Il n’est guère pertinent de parier ne serait-ce qu’un kopech sur un tel canasson. Il est de toute façon enserré parmi un «État Profond» qui ne lui laissera aucune marge. Et c’est que cette entité est en totale communion avec l’essence de l’Amérique.

autescousios
8 août 2017 14 h 02 min

De grâce, Orto Grafix, si vous tenez à faire honneur à votre pseudo, écrivez « imbécile » et non « imbécille ».

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