Une exposition « tous, des sangs mêlés » au musée d’art contemporain du Val-de-Marne

« Art contemporain » est un synonyme pour « art dégénéré » – un peu comme la croûte dont nous parlions hier. Il y a bien entendu de l’art véritable qui est produit de nos jours, il n’est tout simplement pas exposé dans des musées.

Quand un « musée d’art contemporain » décide de faire une exposition avec un thème racial implicite, il ne faut donc pas s’attendre à des discussions de fond, mais à une série de nullités unies par un discours politique mensonger.

Slash Paris :

Dès le 22 avril 2017, le Musée d’art contemporain du Val-de-Marne présente « Tous, des sang-mêlés », une exposition collective qui propose d’explorer une notion tout aussi universelle que brûlante : l’identité culturelle. Cette proposition originale n’est pas sans faire écho à d’autres pistes de réflexion développées au MAC VAL depuis quelques années.

Le nom de l’exposition a un thème racial implicite : les races n’existeraient pas parce que nous serions tous des « sangs mêlés », des bâtards autrement dit. C’est l’un des habituels arguments mensonger utilisés pour nier l’existence des races.

Mais on nous parle d’identité culturelle… Accrochez-vous !

Cette exposition s’ancre dans l’actualité pour aborder la question de l’identité culturelle au travers de visions et d’expériences d’artistes : Qu’est-ce qui nous rassemble ? Comment se construit une culture commune malgré des origines toujours différentes / diverses ? Ces interrogations, en effet, agitent le monde.

Les réponses à ces questions sont très faciles – la force de l’État nous « rassemble » ; une « culture commune » n’est pas possible sauf à ce qu’un groupe domine les autres et absorbe les autres (une situation à la turque).

Sous le patronage conjoint de l’historien français Lucien Febvre et de son ouvrage Nous sommes des sang-mêlés : Manuel d’histoire de la civilisation française (1950), ainsi que celui de Stuart Hall, père fondateur des Cultural Studies, cette exposition souligne la dimension fictionnelle de la notion d’identité culturelle.

Voilà.

Qu’ajouter à cela ?

J’ai l’habitude de commenter des absurdités, mais affirmer que l’identité culturelle ne serait qu’une fiction, ça a réussi à m’interloquer.

Sinon, pour que cela soit bien clair, les deux personnes supposés parrainer l’exposition sont mortes. Il faut donc comprendre le terme de « patronage » comme au sens du saint patron chrétien : l’exposition se place sous leur protection morale.

L’ouvrage de Lucien Febvre, écrit juste après la Seconde Guerre Mondiale, avait pour but de « prouver » que la France ne se serait construite que grâce à des apports extérieurs permanents.

Le parcours imaginé par les commissaires est nourri de propositions soulevant des questionnements et apportant des éclairages sur ce qui nous réunit et nous distingue, sur la transmission et le devenir, sur le pouvoir et la résistance, sur l’individualité et le collectif…

Blablabla. Le reste de la description emploie la même langue de bois avec beaucoup de mots pour ne pas dire grand chose, si ce n’est rappeler l’idée directrice de l’exposition :

[…]
Si l’identité culturelle est une fiction, il s’agit de voir comment les artistes l’interprètent, l’interrogent, la remettent en question… en sortant de la perspective identitaire, trop souvent réductrice.

Et voir la race sous une perspective raciale, l’économie sous une perspective économique… Réducteur !

Voici le genre d’oeuvres fantastiques que les visiteurs pourront découvrir :

Photo exposée au MAC VAL

Enfin, on notera que ce musée est bien sûr financé sur fonds publics ; en l’occurrence par le conseil général du Val-de-Marne. Vu la quantité de votes Macron dans le département, cependant,

Auteur: Blanche

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2 Commentaires sur "Une exposition « tous, des sangs mêlés » au musée d’art contemporain du Val-de-Marne"

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Earl Turner 31
21 mai 2017 16 h 06 min

S’il n’y a pas d’identité culturelle pourquoi, en peinture, parle-t’on de l’école flamande, de l’école italienne, etc… ?! La différence culturelle entre un tableau du Caravage et une sculpture phallique africaine n’est pas de la fiction.

Racines Blanches
5 avril 2018 18 h 22 min

Quelle chance nous avons de vivre au 21 ème siècle !! Qu’aurions nous pu faire pour survivre à l’ennui mortel d’une communauté racialement pure et culturellement homogène ? Blanche a-t-elle la réponse ?

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