Sud du Brésil : 600.000 votes pour l’indépendance

Comme nous l’indiquions précédemment, un vote sans valeur légale était organisé dans le Sud du Brésil en parallèle des élections municipales.

Le mouvement « Sul e meu pais » (le Sud est mon pays) n’est pas explicitement racial ; mais la partie Sud du Brésil est beaucoup plus blanche que le reste du pays (bien que n’étant pas totalement épargnée non plus, hélas). Naturellement, c’est aussi la partie la moins criminelle et la plus riche par habitant du pays – ce qui forme deux des principaux arguments des indépendantistes qui souhaitent aussi échapper à la corruption de Brasilia.

La constitution du Brésil interdit explicitement la sécession, mais le Brésil n’a eu de cesse de changer de constitution ces dernières décennies, un changement pourrait donc intervenir, et cela ne décourage guère les indépendantistes qui veulent obtenir la séparation de trois régions : Santa Catarina, le Rio Grande do Sul, et le Parana. Ces régions combinées font à peu près la taille de la France et ont presque 30 millions d’habitants, la principale ville en est Porto Alegre.

L’objectif de ce scrutin était de créer une légitimité populaire pour être reconnu au niveau de l’ONU et obtenir à terme du gouvernement fédéral un vrai référendum (qui s’il se tenait se solderait très probablement par la victoire des indépendantistes).

Jornal do Comércio :

Le « oui » a gagné avec 95,74% des voix la consultation organisée par le mouvement qui prône la séparation du Rio Grande do Sul, de Santa Catarina et du Parana pour former un nouveau pays. Le vote, qui a eu lieu samedi 1er octobre, a concerné 386 municipalités et a totalisé 616.917 participants, selon le mouvement « Le Sud est mon pays ». Il y avait 590.664 votes en faveur de la séparation et 26.253 (4,26%) contre. Le Rio Grande do Sul avait le plus haut taux d’approbation, avec 97,21% de votes « oui ».

Partisans du mouvement
Le gars à gauche est un peu douteux, mais pour les standards brésiliens, un tel quatuor, c’est sacrément blanc.

L’objectif était d’atteindre 1191 villes, selon le site de Plebisul, comme l’y appelait la consultation. Il y a eu 1278 urnes.
[…]
Le directeur du mouvement au Rio Grande do Sul, Anidria Rocha, explique que de nouvelles consultations devraient avoir lieu en 2017.
[…]
Le mouvement avait fixé pour objectif d’atteindre 5% des électeurs de chaque État. À Santa Catarina, il y a eu 272.000 votes pour 230.000 recherchées. Au Rio Grande do Sul, il y a eu 397.000 votes pour un objectif de 372.000. Mais dans le Parana il n’y a eu que 20.000 votes. « Ce n’est pas le point faible, c’était l’organisation qui était défaillante. Le soutien est énorme chez les Paranais », jure Anidria. Il y avait eu 15 mois de préparation de la consultation, pour un coût de 100.000 réals [environ 28.000 euros au cours actuel].
[…]
Rodrigo Zilio, procureur chargé de Bureau consultatif des élections du ministère public de Rio Grande do Sul, déclare que le vote, même si il est autorisé, manque de légitimité juridique et a une forme inappropriée.

C’est donc à la fois un net progrès et une légère déception par rapport aux objectifs fixés initialement.

Dans l’ensemble, ce mouvement est encore très loin d’un mouvement d’ampleur semblable à celui de l’indépendantisme catalan, qui, qu’on l’apprécie ou non, est très fort sur le plan politique local (par contraste, il ne me semble pas qu’il y ait des partis locaux indépendantistes significativement représentés dans les parmlement de ces États brésiliens), et est capable de mobiliser une forte portion de la population.

Auteur: Blanche

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5 Commentaires sur "Sud du Brésil : 600.000 votes pour l’indépendance"

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Sven le latin
10 octobre 2016 23 h 14 min

comparer les indépendantistes Sud-Brésiliens qui en ont marre de payer pour les poivrots du nord et les indépendantistes catalans pro-UE qui sont prêts a islamiser et a métisser en masse au nom de l’anti-hispanisme est un peu fort non ?

a la limite comparez les aux indépendantistes basques, eux ont une vision ethnique et linguistique du nationalisme.

Santiago Matamoros
12 octobre 2016 23 h 07 min

Les séparatistes basques tendent le poing gauche . Et les bougnes ne sont pas rejeté au pays basque.

Chauke Stephan Filho
11 octobre 2016 4 h 23 min

Les gens du Brésil n’ont pas les yeux bleus, Blanche, et les Blancs du Sud sont « nos » blancs.

Kolovrat
11 octobre 2016 17 h 04 min

Il faut qu’il obtiennent au plus vite leur independance, fassent sécession, expulsent tout les non-blancs et les hybrides et qu’ils construisent un mur autour de leur état sinon ils seront submergés à moyen terme.

J’ai trouvé des photos d’Allemands vivant au Brésil. Il reste pas mal de blancs purs là bas qui peuvent encore être sauvés.

https://en.wikipedia.org/wiki/Ana_Cl%C3%A1udia_Michels
https://en.wikipedia.org/wiki/Gisele_B%C3%BCndchen

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