L’Union Européenne, une entité nazie, vraiment ?

J’ai déjà eu l’occasion de voir sur internet de nombreuses déclarations selon lesquelles l’Union Européenne serait un « 4ème Reich », ou autres variations sur ce même thème. C’est une idée qui a été répandue avec succès dans certaines portions de la population. L’article qui suit analyse en détail la question, pour démontrer l’absurdité de cette position.

Traduction de l’article de Morgoth’s Review.


Il y a une portion étonnamment large de la droite cocuservatrice britannique qui, quand elle regarde de l’autre côté de la Manche vers l’Europe aujourd’hui, et l’Union Européenne qui nous gouverne, alors que les Européens suffoquent sous une montagne de dette artificielle, sous les millions de musulmans et autres non-blancs se déversant sur nos patries, sous les viols de masse des femmes européennes par ces non-Blancs, sous les lois sur les propos haineux qui nous réduisent au silence, sous la doctrine fanatique de l’anti-racisme… qui donc, regardant tout cela, pense alors :

Oui, oui, je vois clair désormais, les Nazis ont gagné la guerre et dirigent l’Union Européenne, nous vivons dans le Quatrième Reich !

Boris Johnson [ndt : ancien maire de Londres, et militant pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE] a récemment fait allusion à l’UE comme comparable à un empire nazi, le député européen Gérard Batten, de UKIP, a défendu Johnson (en) et est allé encore plus loin, pointant vers ses propres recherches sur le sujet.

On peut voir le mème de « l’UE nazie » répandu partout sur les sections de commentaires, les comptes twitter et les blogs penchant vers la droite sceptique envers l’UE, on l’entend dans les pubs, l’une des phrases les plus communes est « les Allemands font avec la paix ce qu’ils ne pouvaient pas faire avec la guerre ». Un cinglé a même écrit un ouvrage intitulé (en) L’UE : La vérité sur le Quatrième Reich – Comment Hitler a gagné la Seconde Guerre Mondiale :

Ce n’est pas une coïncidence que chaque pays dans l’Union Européenne devienne plus pauvre alors que l’Allemagne continue de devenir plus riche et plus riche.

Nous pouvons penser que nous avons gagné la Seconde Guerre Mondiale. Mais nous avons perdu. Ce n’est pas étonnant que nous vivions tous dans le Quatrième Reich.

Consciemment ou non, ceux qui soutiennent et défendent l’Union Européenne soutiennent l’héritage nazi.

C’était Funk qui avait prédit l’arrivée d’une unité économique européenne. Funk était aussi le ministre de l’Économie d’Adolf Hitler et son conseiller économique clé.
[…]
Les Nazis voulaient se débarrasser du fatras de petites nations qui composait l’Europe et leur plan était assez simple. L’UE était le rêve d’Hitler.

Cette théorie de la conspiration émerge d’une mentalité de petit anglais insignifiant, à une époque où tous les Européens sont éliminés par l’immigration de masse. Cela crée des dissensions et c’est contre-productif, mais cela trahit aussi une ignorance ahurissante du national-socialisme et de l’Europe moderne.

L’article de blog de Gérard Batten nous offre un point d’entrée pratique pour essayer de comprendre ce mythe. Batten écrit :

En 1942, quand les Allemands croyaient encore qu’ils allaient gagner la guerre, ils ont produit un rapport intitulé Europaische Wirtschafts Gemeinschaft – ce qui se traduit par Communauté Économique Européenne.

Ce rapport a été écrit par divers banquiers et universitaires et jetait les bases d’un plan de gestion par l’Allemagne des économies des pays conquis d’Europe, après une victoire allemande. Le rapport a été rédigé sous la direction du professeur Walter Funk, le ministre de l’Économie du Reich et président de la Reichsbank.

Le rapport contenait des sections sur l’agriculture, l’industrie, l’emploi, les transports, le commerce, les accords économiques, et la monnaie. Il proposait « l’harmonisation » des monnaies européennes et un système de monnaie harmonisé.

Si tout cela semble très familier, c’est parce que le plan fondamental pour la Communauté Économique Européenne de 1942 était très similaire à la Communauté Économique Européenne, née en 1957 avec le traité de Rome.

L’argument ici donc est que l’Allemagne national-socialiste avait des projets qui, dans le cas d’une victoire, seraient mis en place à travers l’Europe, sous direction allemande. Mais ce qui compte n’est pas que de tels plans aient existé, mais quels étaient leurs objectifs idéologiques et philosophiques. Une Europe unie est une chose, la question pourquoi l’unir et dans quel but en est une autre.

Il n’est pas très difficile d’imaginer comment une Union Européenne Nationaliste Socialiste serait, parce que les nationaux-socialistes nous ont donné leurs opinions sur à peu près tout. Donc, il s’agit simplement de comparer l’UE actuelle aux principes et idéaux nationaux-socialistes, et de voir s’ils sont similaires, ou même comparables.

Hitler sur un Tyrannosaure

Une considération constante de la vision du monde national-socialiste est que les institutions financières et les grandes entreprises ne devraient pas diriger le peuple, qu’elles doivent jouer un rôle subordonné dans la vie de la nation et ne pas s’introduire dans ou perturber la vie des gens. Comme l’explique le programme du NSDAP :

Le bien commun avant soi – l’esprit du programme. L’abolition de la tyrannie de l’intérêt – le coeur du national-socialisme.

Une fois que ces deux points sont accomplis, cela signifie une victoire de leur approche d’organisation universelle de la société dans l’État véritable sur la séparation actuelle de l’État, de la nation et de l’économie sous l’influence corruptrice de la théorie individualiste de la société, telle qu’elle est conçue actuellement. Le simulacre d’État d’aujourd’hui, oppressant les classes travailleuses et protégeant les gains pillés des banquiers et des spéculateurs des bourses, est le terrain de l’enrichissement privé sauvage et des escroqueries politiques les plus basses ; il ne pense pas à son peuple, et ne fournit pas de lien moral supérieur d’unité. Le pouvoir de l’argent, le plus impitoyable de tous les pouvoirs, détient un contrôle absolu, et exerce une influence corruptrice, destructrice, sur l’État, la nation, la société, la morale, le théâtre, la littérature et sur toutes les questions de moralité, plus difficile à estimer.

Donc, l’UE d’aujourd’hui place-t-elle l’intérêt des Européens avant les intérêts de l’argent et des entreprises ? Eh bien, comme le rapporte The Guardian :

Des milliers d’entreprises, de banques, de cabinets d’avoats, de bureaux de relations publiques et d’associations commerciales sont là pour se faire entendre et influencer les régulations et lois qui façonnent le marché unique de l’Europe, établissent les accords commerciaux, et gouvernent les comportements économiques et commerciaux dans une union de 507 millions d’habitants.

Les groupes de pressions sont une filière à un milliard d’euros à Bruxelles. D’après Corporate Europe Observatory, un organisme de contrôle faisant campagne pour une plus grande transparence, il y au moins 30.000 lobbyistes à Bruxelles, égalant presque les 31.000 personnes employées par la Commission Européenne, en faisant le deuxième endroit derrière seulement Washington pour ce qui est de la concentration de ceux cherchant à affecter la législation. Les lobbyistes signent un registre de transparence géré par le parlement et par la commission, bien que ce ne soit pas obligatoire.

Selon certaines estimations, ils influenceraient 75% de la législation.

Et donc, il est certain qu’une organisation politique contenant 30.000 lobbyistes du monde des affaires se faisant concurrence pour influencer et contrôler la population européenne comme une classe de serfs, n’est pas ce que Adolf Hitler ou le Parti National-Socialiste avaient prévu.

Les nationaux-socialistes étaient également fermes dans leur condamnation des banques internationales et l’esclavage de l’Europe par l’usre/l’intérêt comme ils l’étaient des groupes de pression des grandes entreprises. Toujours du programme du NSDAP :

La tyrannie de l’intérêt est la véritable formule pour les antagonismes capital contre travail, sang contre argent, travail créatif contre exploitation. La nécessité de briser cette tyrannie est d’une si grande importance pour notre nation et notre race, que de cela seul dépend l’espoir de notre nation de se relever de sa honte et de son esclavage ; en fait l’espoir de recouvrer la joie, la prospérité et la civilisation à travers le monde. C’est le pivot autour de quoi tout tourne ; c’est bien plus qu’une simple nécessité de politique financière. Alors que ses principes et conséquences affectent profondément la vie politique et économique, c’est une question directrice pour l’étude de l’économie, et affecte donc chaque individu et demande une décision de la part de chacun : le service de la nation ou l’enrichissement privé illimité. Cela veut dire une solution à la question sociale.

Le fait qu’aujourd’hui de grandes initiatives économiques ne peuvent pas être mises sur pied sans recourir à des emprunts est pure folie. C’est ici que l’utilisation raisonnable du droit de l’État à produire de la monnaie pourrait produire les résultats les plus bénéfiques.

Ce n’est absolument pas ce que quiconque de raisonnable pourrait qualifier « d’absence de prise de position » sur la question de l’esclavage financier par la dette et l’intérêt, c’en est une réfutation sans équivoque, un rejet et un remplacement complets.

Si l’Union Européenne était actuellement sous l’influence des idéaux nationaux-socialistes, l’Europe n’aurait pas de dettes, en fait, les (((banquiers))) seraient chanceux d’être vivants, donc, est-ce le cas dans l’Europe actuelle ?

Dette en fonction du PIB en Europe en 2010

Comme nous pouvons le voir, presque toute l’activité économique dans les pays du coeur de l’Union Européenne est consacrée au service de la dette et au paiement des intérêts. La dette en elle-même n’est jamais censée être remboursée, l’objectif est littéralement de réduire en esclavage les Européens par les intérêts. Donc l’argument économique de l’UE comme institution nazie est intenable.

Un autre raisonnement qu’emploient les théoriciens de l’UE nazie, est que le peuple allemand a, comme il se doit, bénéficié en tant que tel de l’UE qui est un complot nazi. Par exemple, sous le national-socialisme, le taux de natalité allemand montait en flèche. Si nous vivions tous sous un empire nazi maintenant, alors nous pourrions nous attendre à voir cela se produire maintenant en Allemagne, n’est-ce pas ?

En fait, le taux de natalité allemand est l’un des plus bas au monde, en grande partie parce que les femmes allemandes sont envoyés à l’usine et aux bureaux comme consommatrices/esclaves de la production ; et au féminisme ; qui tous deux auraient horrifié les nationaux-socialistes. Même sans les immigrés affluant par millions en Allemagne, sous ces conditions les Allemands finiraient par s’éteindre.

Le « plan en 25 points » du national-socialisme nous dit exactement quelle était leur position sur l’immigration et la diversité :

4.Seuls ceux qui sont nos compatriotes peuvent devenir citoyens. Seuls ceux qui ont du sang allemands, indépendamment de leurs croyances, peuvent être nos compatriotes. Donc nul juif ne peut être notre compatriote.

5. Ceux qui ne sont pas citoyens doivent vivre en Allemagne comme étrangers et doivent être soumis à la loi des étrangers.

8. Toute immigration supplémentaire de non-allemands doit être empêchée. Nous demandons que tous les non-allemands qui sont entrés en Allemagne depuis le 2 août 1914 soient oblgés à quitter le Reich immédiatement.

En 2015, plus d’un million d’immigrés non-blancs sont entrés en Allemagne contre la volonté expresse du peuple allemande. À ce rythme, il ne faudrait que quatre ans pour que les Allemands soient une minorité dans la classe d’âge des 18-30 ans dans leur propre pays.

Et une part effroyablement grande de la droite au Royaume-Uni croit encore que c’est ce qu’Adolf Hitler aurait voulu pour l’Allemagne !

Lors du réveillon du nouvel an à Cologne, des immigrés ont mené une série d’agressions sexuelles de masse contre des femmes allemandes. Des centaines de femmes allemandes ont été violentées dans les rues d’Allemagne par des hommes non-blancs, et ensuite la presse locale a étouffé les événements.

Maintenant imaginons que, par on ne sait quel miracle, quelques milliers de non-blancs avaient réussi à entrer dans une Allemagne nazie, et puis s’étaient organisés en gangs de violeurs. Le peuple allemand aurait-il réagi avec indifférence et les médias auraient-ils étouffé l’affaire ? Ou bien les non-blancs auraient-ils été capturés jusqu’au dernier et fusillés ou, s’ils étaient chanceux, jetés dans un camp de concentration ?

C’est la pire théorie du complot de tous les temps !

UE quatrième reich
Si seulement…

Et pourtant cela infeste les conservateurs du Royaume-Uni, il m’a fallu 2 minutes pour aller sur Breitbart Londres et trouver ceci :

Capture d'écran d'un commentaire sur breitbart
« Tu as tort. Les nazis étaient une racaille gauchiste. Israël a besoin de sa diaspora juive. Les Juifs aiment leurs jeunes frères rebelles et méprisent les musulmans. Nous les Britanniques savons ce que les Allemands sont et veulent. C’est toi qui a été averti. 🙂 »

Il serait assez facile d’écrire un article de 10.000 mots détaillant tout simplement à quel point cette pensée est débile.

Ce qui est plus important est d’essayer de comprendre pourquois ils pensent ainsi. Laissant de côté les chamailleries inter-ethniques, le chauvinisme, et les (((influences extérieures))) qui encouragent cette pensée viciée, le problème de fond est celui de gens vivant dans un monde à 2 dimensions essayant de comprendre un monde à 3 dimensions. Ils ressemblent aux gens de Flatland*.

Dans leur vision du monde, nazi égal mauvais, donc ayant établi que l’UE, le politiquement correct et l’immigration musulmanes sont mauvais, ils en ont conclu, logiquement selon eux, que d’une manière ou d’une autre les Nazis doivent être impliqués, même si ce qu’ils considèrent comme le nouveau Mal est diamétralement opposé à tout ce que les Nazis représentaient.

Flatland

Les deux personnages dans l’image ci-dessus représentent nos cocuservateurs. L’UE et les musulmans, disons, sont la sphère, mais vivant dans leur monde plat ils ne peuvent en voir qu’une coupe, et tirent leur conclusion de là.

Une des grandes erreurs que les cocuservateurs ont fait est de considérer le national-socialisme comme un mal objectif, et non comme une philosophie politique réactionnaire et anti-libérale, parce que s’ils l’avaient fait, alors il aurait fallu répondre à la question « À qui ou à quoi les Nazis réagissaient-ils ? » Pourrait-ce avoir été à des gens comme Richard von Coudenhove-Kalergi, un « pionnier de l’intégration européenne », qui a écrit le livre La Pan-Europe vingt ans avant que les nazis ne conçoivent leurs plans ? De manière plus célèbre, Coudenhove-Kalergi a écrit :

L’homme du futur sera de race métissée. Les races et les classes d’aujourd’hui disparaitront progressivement du fait de la disparition de l’espace, du temps et des préjugés. La race eurasiatico-négroïde du futur, similaire dans son apparence aux anciens Égyptiens, remplacera la diversité des peuples par une diversité d’individus.

Kalergi était, alors, ce que nous pourrions qualifier d’internationaliste, et bien que n’étant pas juif lui-même, il était certainement philosémite :

Plutôt que de détruire la juiverie européenne, l’Europe, contre sa propre volonté, a cultivé et éduqué ce peuple en une future nation dirigeante à travers ce processus de sélection artificielle. Il n’est pas étonnant que ce peuple, qui a échappé à la prision du ghetto, ait évolu en noblesse spirituelle de l’Europe. Ainsi une providence gracieuse a fourni l’Europe avec une nouvelle race de noblesse par la Grâce de l’Esprit. Cela s’est produit au moment où l’aristocratie féodale est devenue dégradée, et grâce à l’émancipation juive.

Et cela a bien payé parce que Kalergi et son travail pour créer une pan-Europe « eurasiatico-négroïde » a été soutenu avec enthousiasme par des magnats juifs extrêmement puissants :

Selon son autobiographie, au début de 1924 son ami le baron Louis de Rotschild [juif] l’a présent à Max Warburg [juif] qui lui a proposé de financer son mouvement pour les trois prochaines années en lui donnant 60.000 marks d’or. Warburg est resté sincèrement intéressé par le mouvement pour le reste de sa vie et a servi comme intermédiaire pour Coudenhove-Kalergi avec des américains influents comme le banquier Paul Warburg [juif] et le financier Bernard Baruch [juif]. En avril 1924, Coudenhove-Kalergi a fondé le journal Paneuropa (1924-1938) dont il était le rédacteur en chef et le principal auteur. L’année suivante il a commencé à publier son principal ouvrage, Le combat pour la Paneurope, publié de 1925 à 1928 en trois volumes. En 1926, le premier congrès de l’Union Pan-Européenne s’est tenu à Vienne et les 2000 délégués ont élu Coudenhove-Kalergi comme président du Conseil Central, une position qu’il a conservé jusqu’à sa mort en 1972.

Et que pensait donc Hitler de Kalergi ?

Malheureusement, son pan-européanisme a suscité une vive aversion de la part d’Adolf Hitler, qui condamnait son pacifisme [ndt : on sent la marque des Juifs parcourant wikipédia…] et son économisme mécanique, et dénigrait son fondateur comme « un bâtard ». Hitler voyait Coudenhove-Kalergi comme le « métis sans racines, cosmopolite et élitiste ».

Et donc si nous enquêtons sur ce à quoi les nationaux-socialistes réagissaient, il est alors raisonnable, en vérité, parfaitement logique, de conclure qu’ils réagissaient à une campagne par le pouvoir de l’argent juif pour détruire la composition ethnique et raciale de l’Europe et réduire la population européenne à une classe d’esclave bâtarde, et c’est sans même mentionner l’implication juive à l’époque avec le bolchévisme et Marx, qui n’était qu’une forme d’esclavage un peu plus déplaisante sous laquelle les Européens devraient tout de même travailler comme esclaves sous le fouet de maîtres talmudiques. Ceux là même qui ont été à l’avant-garde pour établir l’Union Européenne, comme ils s’en vantent eux-mêmes :

Ayant fait l’expérience des effets de la discrimination et du racisme, beaucoup de Juifs ont été à l’avant-garde de la promotion des valeurs humanistes dans leurs pays. Consciemment ou inconsciemment inspiré par la description biblique de l’âge messianique [ndt : dans lequel les Juifs dominent le monde, rappelons-le], beaucoup – parmi lesquels des dirigeants politiques européens comme Walter Rathenau et Léon Blum, ainsi que le politologue américain né en Allemagne Hans Morgenthau – ont rêvé d’une Europe unie et ont semé les graines d’un continent riche, tolérant et sans guerre. Des cendres de l’Holocauste, le juriste juif René Cassin a rédigé la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dont les principes ont inspiré les fondateurs de l’entité qui deviendrait plus tard l’Union Européenne. L’idée d’une entité politique supranationale qui pourrait protéger les minorités des lois nationales immorales et discriminatoires était une bénédiction pour les Juifs européens et beaucoup d’entre eux ont travaillé pour faire progresser sa mise en place. L’élection de Mme Simone Veil comme première présidente du parlement européen illustre ce lien intie entre la nouvelle Europe pacifique et ses Juifs.

Ce qui est remarquables chez ces conservateurs qui ne pensent qu’en 2 dimensions, c’est qu’ils cherchent la bonne chose, mais au mauvais endroit. L’Europe que nous avons aujourd’hui est l’Europe qui était en projet depuis longtemps, avant même qu’Adolf Hitler ne monte sur une tribune, mais la raison pour laquelle tant de personnes sont coincées dans cette pensée bidimensionnelle est que justement « l’Histoire est écrite par les vainqueurs ».

À moins, bien sûr, qu’ils ne croient aussi que les Nazis ont consacré d’importantes ressources pour se dépeindre eux-même comme le sommet du Mal et qu’ils ne doivent absolument jamais remettre en cause le récit officiel.

Auteur: Blanche

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8 Commentaires sur "L’Union Européenne, une entité nazie, vraiment ?"

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4 juin 2016 15 h 53 min

Bref, le problème, c’est pas les nazis, c’est les juifs.

 » les (((banquiers))) « 

Est-ce que vous avez l’intention d’écrire un petit quelque chose à propos du judéo-tollé des jours derniers, à propos des 6 parenthèses et du détecteur de coïncidences de Google Chrome ?

Sven le latin
4 juin 2016 16 h 29 min

l’allemagne devient plus riche certes, mais les allemands eux sont souvent obligés de cumuler deux boulots pour joindre les deux bouts !
donc a ceux qui traitent l’UE de 4ème reich, cherchez a qui profite le crime, pas au peuple allemand en tout cas !

Kolovrat
6 juin 2016 16 h 56 min

Les gens qui gobent un truc pareil ont une intelligence inférieure à la moyenne.

Warezerie
6 juin 2016 17 h 31 min

En France, un qui ne se prive pas de raconter ce bobard également, dans ses diverses conférences, est le Président de l’UPR (oignon populaire ripoublicain) François Asselineau…

Aux USA, le champion de ce bobard est Alex Jones, lui aussi « éternellement lié à Israël par sa femme » [ndlr : merde, quand même !]…

Entre ceux qui envoient du « nazislamist », ceux qui envoient du « nazionist », et ceux qui envoient du UE = nazi… On dirait en fait que pour tous ces abrutis : nazi = synonyme de méchant/vilain, peu importe la sauce.

Ce que je trouve le plus gros tout-de-même, par rapport au peu de vagues que cela fait, est le parlement [parallèle] juif « européen » qui siège d’ailleurs dans le même bâtiment que le parlement de l’UE [on dirait que le parlement juif « européen » est les coulisses du parlement de l’UE] : c’est l’Everest du lobbying et c’est tout-à-fait officiel !

C’est un excellent article, peu de blogs/sites abordent ce sujet sur le fond, et lorsque cela arrive c’est souvent considéré dans un raisonnement binaire (ou en 2 dimensions comme vous le dites bien).

Blaise
7 juin 2016 2 h 19 min

Commentaire intéressant, mais vous aurez du mal à faire passer les nazis pour des enfants de chœur.

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